Petit port de pêche
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LE CHARLATAN DE CES DAMES

Il vous promet la lune,

Monts et merveilles sur la dune,

Le charlatan de ces dames !!!

Il vend fards, mascaras,

Rouges à lèvre,

Il vous dit que vous serez

La plus belle,

Il vous dit

Que vous retrouverez

Votre jeunesse,

Il vous dit

Que votre corps sera parfait.

Miroir aux alouettes,

Ses élixirs

N’améliorent pas votre peau,

Mais il vous déleste aussitôt

De votre fortune :

Ça coûte cher,

Ces petits pots.

Il n’est pas le seul

A profiter de votre vieillesse,

Chirurgiens, dentistes, pharmaciens,

Tous s’y mettent

A promettre la santé

Par les soins de beauté.

Mais c’est dans la tête

Que se trouve l’âge,

C’est elle qui accepte

Le dur jugement

Du le miroir,

Il n’aura pas prise sur vous,

Ce menteur, ce loup.

 

 

PONDICHERY

Pondichéry,

Ma belle,

Toi la merveille,

Ville vivant

Entre deux mondes,

Tu es la passerelle

Entre le passé

Et le futur.

Les français

T’ont colonisé,

Ils t’ont aimée.

Puis les indiens

T’ont récupérée,

Ils t’ont épousée.

Riche de ton histoire,

Tu gardes en mémoire

Des siècles de civilisations.

Ta joie de vivre

Point à l’horizon.

N’oublie pas tes racines,

Tu es le lien culturel,

Ton centre des affaires

Est la continuité

D’une longue lignée

De marchands

Qui bravent les océans,

Prospérant

Entre Orient et Occident.

 

 

LES SECRETS D’ALCOVE

Dans les salons feutrés

Du gouvernement,

Le dossier est classé

Secret-défense,

Il ne sera pas diffusé.

Mais le journaliste

Veut percer

Les secrets d’alcôve,

Au péril de sa vie,

Il veut crier

La vérité.

Il enquête, il note,

Il photographie, il publie

Et voici le scandale,

Devant lequel

Tous les responsables

Détalent.

Le porte-parole

Fait des circonvolutions,

Dans la rue,

Cette mise à nu

Répand de l’émotion.

Les comportements

Sont exacerbés,

La population

Est outrée.

L’information

Devient inaudible,

Alors le temps fera taire

Cette affaire d'Etat

Au prochain hiver

 

 

LES GRANDES MANIFESTATIONS

Des grandes grèves

Aux congés payés,

De la réforme

Du code du travail

Aux sans-papiers,

Il y a toujours

Une raison de manifester,

Pour espérer

Un monde meilleur.

La lutte

Est parfois violente,

Souvent pacifiste,

Les syndicats

Ne veulent pas

Qu’on touche

Aux acquis sociaux,

C’est l’Histoire

Qui nous les a donnés

En héritage

Des temps passés.

La rue attend

La réponse du gouvernement,

Mais elle entend aussi

Les nombreux cris

De cette masse laborieuse

Et silencieuse

Qui n’est pas heureuse.

 

 

 

LE PETIT MONSTRE

Le petit monstre

Habitait un fort

Au pied du rocher,

A l’entrée

De la mine d’or.

Il était chargé

De la surveiller

Mais il avait ses faiblesses,

Il aimait beaucoup

S’occuper des enfants,

Leurs faisant peur

En les rassurant

Qu’il n’était pas méchant.

Mais un jour,

Un zombie ténébreux

Lui causa du tort,

Car il ne put le faire fuir,

Ce dernier étant déguisé

En bambin,

Et tout l’argent fut volé.

Le patron était désespéré,

Il était ruiné,

Il n’avait que ce qu’il méritait,

Car il exploitait

Les ouvriers.

Le PDG devint dément,

Il vira tout le monde.

Mais ils manifestèrent,

Alors le petit monstre

Fit peur à la police

Si bien qu’ils purent défiler

Tranquillement.

Le maire les entendit

Réclamer leurs droits

Et se démena

Pour qu’ils puissent retrouver

Leur emploi.

Quant au zombie,

Il fut arrêté

Par les forces spéciales,

L'or fut donné

Aux oeuvres sociales.

 

 

LA FETE

Préparez veaux, vaches, cochons,

C’est le jour de mon mariage,

Je veux qu’on s’en rappelle

Comme celui de la Création,

Qu’on honore ma belle

De la plus grande dévotion.

Ce sera une fête,

Et dans tout le pays,

Je veux que l’on se souvienne

Que je me suis marié ce samedi.

C’est la date où l'on a unit

Le jour et la nuit.

Ma femme est la plus belle,

Elle a choisi une magnifique robe

En dentelle.

Nous mangerons, nous boirons,

Nous danserons, nous chanterons

Festoyant jusqu’au petit matin,

Epuisés mais pleins d'entrain.

Ma dulcinée sera étonnée

De tant d’opulence,

Chez nous un sou est un sou,

Mais quand on aime

On ne compte pas

Et on ne se marie qu’une fois.

 

 

LA BELLE CREATURE

C’est une magnifique

Créature,

Je n’aurais jamais cru

Qu’elle s’intéresserait à moi,

Moi, le bossu,

Moi, la personne malade.

Je l’ai séduite

En cachant mes défauts,

Pour ne pas qu'elle soit déçue,

Je lui ai montré

Mon visage le plus beau.

Notre correspondance

En est à ses débuts,

Alors aujourd’hui,

J’ai décidé

De lui dire la vérité.

C’est à elle de choisir,

De savoir où aller.

Si elle veut encore de moi,

Après ce mensonge,

Cette omission,

Alors je serai

Le plus heureux des hommes.

J’attends sa réponse

A mon annonce,

La passion gomme

Les différences,

Et notre rencontre

Par inadvertance

Sera peut-être l’évidence

D’une belle histoire d’amour,

Celle qui point

Au grand jour.

 

 

L’ALLIANCE

Ma chère amie,

Tu as dit oui

A mes avances,

Alors je danse.

Tu me plais,

Je t’ai conquise,

Je te séduisais

Parce que tu es exquise.

La beauté

T’a frappée,

L’intelligence

T’a été donnée,

Tu as l’aisance

Des personnes bien nées.

Je serais malheureux

Si notre vie à deux

Se terminait rapidement,

Je n’ose y penser,

Ce serait l’enfermement,

La spirale

Infernale.

Pour l’instant,

La vie nous sourit,

Viens ma mie,

Je t’offre cette alliance,

Tu la portes avec élégance,

Allons nous marier

Pour l’éternité.

 

 

LA FORTERESSE

La forteresse

Est bien gardée

Par la liesse

De soldats enjoués.

La victoire

Sur les champs de bataille

Met en déroute

L’adversaire qui doute.

Ce soir,

On remettra les médailles

A ceux qui ont gagné

Car ils ont tout donné.

Ils ont donné

Force et courage,

Quand la guerre

Faisait rage.

Voici l’émergence

D’un monde nouveau,

Paix sur la terre,

On rie, on boit, on danse

Aussitôt.

Alors je dis

De ne pas désespérer,

Ce qui a permis

Au jour des libertés

D’arriver.

 

 

CE QUI NOUS UNIT

Crions gaiement,

Le gouvernement

Ecoute la douleur

De ses administrés

Qui à cette heure

Se demandent

Où il va les mener.

Que le président

Entende,

Il doit faire une offrande,

Les gens

Ne veulent plus

De ces amendes,

C’est le début

D’un long rébus

Où la population

Se questionnant

De l’horizon

Trouve une réponse.

L’annonce

De jours meilleurs

Apporte le bonheur,

Toutes les maisons

Vivent à l’unisson

De l’hymne national,

L’ennemi détale.

Cette réunion

Célèbre la raison,

L’émotion

Est au plus haut,

Bientôt,

Nous nous battrons,

Tous ensemble,

Défendant nos forts,

Nous lierons

Ce qui nous rassemble

Contre ceux qui ont tort.

 

 

MANIFESTONS !!!

Réagissons,

Marchons,

Ne nous laissons par faire,

Je le dis à la terre entière !!!

L’inacceptable

Est né des négociations,

Les grands nous ont oubliés

Sur la table.

Les notables

Survivront,

Mais nous,

Nous sombrerons,

Alors c’est la révolte

Des petits,

Ceux qu’on oublie.

C’est par la force

Qu’on a obtenu nos droits,

C’est par la force

Que nous mettrons

Le monde à l’endroit.

Manifestons,

C’est le moment

De faire entendre nos voix,

Car ils voteront les lois

Pour nous cadenasser,

Pour nous assassiner.

Le gouvernement

Ne saura nous faire taire,

Notre mouvement

Franchit déjà les mers.

 

 

LA TENTATION

La lumière jaillit

Du fond de l’atmosphère,

La chaleur

Pénètre mon cœur,

En ce matin si doux

Le soleil guide mes pas,

Je suis heureux

Au pied du grand mât.

Notre bateau va,

Toutes voiles dehors,

Sur la route des épices,

Je succombe

Aux mille délices,

Ces sirènes tentatrices.

Mon supplice

Est d’y résister,

Ma mie m’attend

A la maison,

Je me fais une raison.

Ces divines surprises

Ne sont pas pour moi,

Ces femmes exquises

M’emmèneraient vers l’au-delà.

 

 

LA COMPAGNIE DES BRAVES

La compagnie des braves,

Ce sont des soldats,

Comme moi,

Dont l’entourage est réconfortant,

Il fait taire les ignorants,

Donne toutes leurs places aux innocents.

Mais attention,

Ce ne sont pas des enfants de chœur !!!

Marins aguerris,

Ils utilisent leurs canons

Pour faire entendre la raison.

Alors nous obéissons

A la loi du plus fort,

Quand la vérité sort,

La bataille sauve de la mort

L’ensemble des enfants

Qu’elle trouve droit-devant.

La bravoure est méritoire

Quand elle sort du noir

Les héros du quotidien,

Ceux qui voulaient faire leur chemin.

Alors l’inqualifiable atrocité,

La vérité des faits avérés

Fait la une des journaux du soir,

Ma mie je rentrerai bien tard,

Je dois d’abord rendre justice

Avec le marteau de l’armistice.

 

 

SCIER LES BARREAUX DE MA PRISON

Je vais

Là où bon il me semble,

Je suis libre

Dans mon pays

Car j’ai donné un coup de scie

Aux barreaux de ma prison.

Maintenant je suis tel un oiseau,

Je vole au-dessus des ruisseaux,

Rien n’arrêtera mon ascension.

L’atterrissage est rude,

Les gens ont le regard noir

Des mauvais soirs.

Dans ma solitude, j’avais oublié

La dureté de la société.

J’accueille l’étranger

Dans ma maison

Et autour d’une boisson,

Nous inventons

Une existence meilleure,

La justice du bonheur,

L’égalité à toute heure.

Puis je vais me coucher,

Fatigué d’avoir lutté

Pour l’humanité.

Le monde moderne a oublié

La simplicité de la fraternité.

 

 

LE BRICOLAGE DE MA BOITE

Ma boite de conserve

S’était mis dans l’idée

De bricoler,

De refaire sa maison,

C’est-à-dire le placard de mamie.

Elle se mit à scier,

Mais le bois était tenace,

La scie-sauteuse sauta

Alors elle se blessa.

De la sauce tomate s’échappa,

On aurait dit du sang,

Alors la trousse à pharmacie

Vint la soigner

Et elle reprit son travail

Avec plus d’entrain encore.

Le résultat était bancal,

Alors elle mit une cale.

Quand elle eut fini,

Elle invita ses copines

Les sacs de farine,

A un bal masqué.

Elles firent la fête,

Avec les vibrations

une ou deux vis sautèrent,

Mais l’ensemble tenait,

Comme par miracle.

C’est épuisée

Que la boite de conserve

Alla se coucher.

 

 

LA POUDRE MAGIQUE

La mafia

Avait expédié

De la drogue

Dans les faux couvercles

De boîtes de corned-beef.

A la douane,

Le chien renifleur

Avait en les approchant

Remué la queue

Mais le gendarme

Croyait que c’était la viande

Qui avait excité l’animal.

Dans l’entrepôt,

Les palettes furent mal dirigées,

Si bien que Sam

Acheta une boite

Dans son supermarché.

Il voulait se faire un bon repas,

Mais quand il eut tout mangé,

Ses yeux étaient exorbités,

Il était très joyeux,

Il délirait, plein d’entrain.

Sa femme arriva

Et croyant qu’il avait bu,

Lui fit la morale.

Elle jeta la boite,

L’effet de la poudre magique

S’estompa

Avec pour contrecoup

La gueule de bois.

 

 

LA GREVE DES BOITES DE CONSERVE

Tom le jardinier

S’occupait de ses arbres fruitiers,

Pour fournir

La conserverie locale,

Celle qui vendait

Des fruits au sirop.

Mais il était volé,

Les prix étaient trop bas,

Alors par solidarité,

Les boites de conserve

Entamèrent le piquet de grève.

Le patron de l'usine

Etait fort mécontent,

Car à ce moment,

Il envisageait d’accélérer les cadences.

Il fit écraser

Quelques boites pour l’exemple,

Mais elles étaient déchainées,

Rien ne pouvait les arrêter.

Alors elles distribuèrent aux plus pauvres

La récolte de l’année

Et le PDG, ruiné,

N’eut plus qu’à démissionner.

On n’entendrait plus parler de lui,

Il était devenu maudit.

 

 

LA NOUNOU

La maitresse de maison

Etait partie faire des courses,

Elle confia à sa boite de conserve

Le soin de garder les petits.

Elle leurs servit ses petits pois,

Mais les diablotins avec leurs cuillères

Les lancèrent comme des balles

Dans l’atmosphère.

La boite, avec son couvercle,

Comme une raquette de tennis,

Tenta de repousser l’attaque.

Mais elle capitula au front

Devant ces démons.

Elle appela ses amis,

Les ustensiles de cuisine

Et ensemble,

Ils matèrent la rébellion.

Quant à la maison,

Elle était dévastée,

Les balais se mirent en mouvement,

Ils allaient tout nettoyer

Pour sauver la boite

Et son emploi de nounou

De ces terreurs,

Ces petits poux.

 

 

UNE BOITE SUR LA LUNE

Ma boite de conserve

Allait sur la lune,

C’était la ration de survie

D’astronautes aguerris.

Elle avait le mal de l’Espace,

Ses petits salés en apesanteur

Ballonnaient son estomac.

Lorsque la capsule alunit,

Elle se mit au poste de combat,

Le Yankee était surpris

Que son repas sache voler,

Alors il l’invita à danser

Sur le sol lunaire,

On photographia

Cette magie, ce cliché,

C’était une publicité

Pour la société

Qui fournissait la nourriture.

Une fois revenue sur terre,

Elle intégra le musée

Des célébrités,

L’honneur

Pour ceux qui ont foulé

De nouvelles contrées.

 

 

LE DICTATEUR

Ma boite de conserve

Dirigeait une dictature,

Les pots marchaient au pas

Dans le tintamarre de fer

De la foule en délire.

Ils allaient envahir la terre,

Les boites au combat

Se transformant

En grenades kamikazes

Et tels des chargeurs de mitraillettes,

Elles tiraient leurs balles,

Des haricots verts.

Le dictateur était content,

Son armée en acier

Volait de victoire en victoire

Sur les gourmets.

Il attendait les champignons

Pour le coup fatal.

Mais un jour,

Un cavalier hors-pair,

Cuisinier de son état,

Muni d’un ouvre-boite,

Les décapsula toutes,

Comme il était gourmand,

Il mangea tout

Et finit par le caviar

Du dictateur,

Un vrai bonheur.

 

 

LA BOITE DE CONSERVE STAR

Les ingénieurs

Avaient conçu dans leurs labos

La boite de conserve High-tech,

Un bouton automatique pour l’ouvrir,

Des LED’s pour embellir ses formes,

Une silhouette épurée de jeune femme.

Elle était fière d’être la plus belle

Des nouveautés,

Elle fréquentait salons et forums,

Au milieu des berlines, des cuisines,

Toutes ces nouveautés,

Elle avait une vie de star,

Mais la rançon du succès,

C’est que la choucroute

Lui montait à la tête.

Alors elle prit sa retraite,

Se fit soigner sa languette automatique,

Elle retrouva ses copines,

Effacées les différences,

Elles avaient la même habitation,

Le placard de la maison.

 

 

LA VIE D’UNE BOITE DE CONSERVE

Ce n’était pas facile,

La vie d’une boite de conserve,

De sa naissance,

Sous une presse mécanique,

A son remplissage,

Un vrai gavage.

Elle souffrait de la concurrence,

Du frais et du surgelé,

Ils étaient meilleurs paraît-il,

Alors pour séduire,

Elle se vêtit de sa plus belle étiquette.

Elle sortit ainsi

Dans une boite de nuit,

Elle contenait des saucisses à apéritif,

Elle s’amusait gaiement

Quand le barman voulut l’attraper,

Elle se cacha alors

Au fond de l’armoire

Et le danger passé,

Elle repartit danser.

 

 

GEANT VERT

Ma boite de conserve

S’appelle « Géant Vert »

Mais pour l’ouvrir

Elle ne se laisse pas faire.

J’ai des invités dans le salon,

Qui attendent avec impatience

Ma salade tomate-maïs-thon.

Je me bats, je sors mon couteau,

Mais elle est hermétique.

C’est une cavalière,

Elle saute partout,

Cassant la vaisselle,

Je l’attrape,

Mais l’ouvre-boite me blesse.

Je ne savais pas

Que c’était un monstre,

Alors je la mets à la poubelle,

Elle a sauvé ses graines,

La victoire de l’acier

Sur un homme excédé.

Elle a gagné sa liberté,

Elle va s’en aller,

Moi j'ai l'air stupide

Au milieu de mes convives.

 

 

LA MANIFESTATION DES BOITES DE CONSERVE

Ma boite de conserve

Prenait le train

Dans un conteneur

Direction Honfleur.

Elle allait partir,

Quitter sa famille,

Pour rejoindre une table

Aux Amériques.

Au milieu de ses amies,

Pleines de choucroute,

De cassoulet,

Elles se mirent à discuter,

C’était l’heure de la révolte!!!

Elles ont ouvert la porte

Et dans un bruit de ferraille infernal,

Elles envahirent le terminal portuaire,

Réveillant les dockers

A la mine ahurie,

Elles s’échappèrent

Assommant au passage

Le directeur général.

C’était une joyeuse balade,

La manifestation

De l’Ordre des fruits et légumes,

Le président leurs donna raison

Sinon c’était la révolution.

 

 

LA MISSION

Votre mission,

Si vous l’acceptez,

Sera de déterminer

Qui est l’ennemi de la nation.

J’ai ma petite idée,

J’ai choisi la patrie

Des libertés.

Ces barbares sans âme

Ne peuvent pas mériter

La survie de leur état,

Alors je vais chercher

Des alliés.

J’ai des difficultés

A les convaincre d’y aller

Mais la guerre est déclarée,

Le pays doit gagner

Malgré l’adversité,

Malgré les difficultés,

Malgré les divisions.

Je suis plein d’émotions

Quand je réussis

A convaincre mes amis,

C’est l’union

Qui permettra la Victoire,

Le grand soir

Où le sacrifice de ces gens,

Simples soldats de l’armée,

Aura permis de gagner.

J’y aurai apporté ma contribution,

Même si je ne suis qu’un écrivain,

J’ai rassemblé,

L’air serein.

 

 

LA BOITE ET LE POT

Ma boîte de conserve

A un gros nez,

Des yeux en choupette,

Des lèvres gonflées.

Elle n’a pas de pieds,

Ni de bras,

Vous comprenez,

Elle ne marche pas.

Je l’ai dessinée

Pour m’amuser,

Mais voici

Qu’elle prend vie

Dans mon dessin animé.

Elle parcourt le monde,

Cette terre toute ronde,

Où elle fait des rencontres

Pour le moins surprenantes :

Un chou-fleur dyslexique,

Un robot démantibulé.

Mais surtout,

Elle rencontre l’âme sœur,

Un pot de yaourt

Grimé en pygmée.

Ils ne seront plus seuls,

Leurs enfants,

Prune, Cerise et Haricot Blanc

Vont alimenter les discours

De ceux qui n’ont pas de pot

Avec l’amour.

 

 

LE NOUVEAU-NE

Le bébé

Va naître,

Au son du hurlement

D’une mère motivée

Pour bien accoucher.

Ça y est, il est arrivé,

Il a pointé

Le bout de son nez,

Le père est en émoi,

C’est son premier gars.

Le petit va téter,

Il ne doute pas

De ce qui l’attend

Quand il sera grand

Dans un monde

Qui tue même les enfants.

Pour l’instant,

Il ne pense qu’à dormir,

Il va se réveiller,

Il va pleurer,

Ses parents vont bercer

Ce nouveau dictateur

De la maisonnée

Pour le calmer.

La ronde a commencé,

Il va grandir,

Devenir un petit homme

Au caractère bien trempé.

Quel chemin

Va mener sa destinée

Vers la bonté

Ou vers la méchanceté ?

Au moment présent,

Il n’y pense pas,

Il a une vie

De nouveau-né.

 

 

LA DISSERTATION

Le sujet de la dissertation,

Ce sont les émotions.

J’ai quatre heures

Pour rendre la copie,

Je ne suis pas inspiré,

J’aurais préféré

Un thème sur la société.

Alors j’écris l’amour,

Cette passion partagée,

Alors j’écris l'espoir des sens,

Le bonheur qu’on encense.

L’antithèse, ce sont

Les pouvoir négatifs,

La peur, la haine, le rejet,

Puis je finis par la raison,

Celle qui contrôle difficilement

Ce que nous ressentons.

La conclusion,

C’est mon imagination,

Elle donne la clé de mes citations,

Le temps imparti est terminé,

Je suis heureux, satisfait,

Je me suis amusé,

Mon mode de pensée est celui

D’un artiste introverti,

Qui a puisé dans sa créativité

Pour exploser.

 

 

LE PETIT CABANON

Souviens-toi du petit cabanon

Où nous aimions tant nous reposer.

Depuis, nous nous sommes mariés,

Les secrets que nous avions laissés

A la croix en granit

Y sont restés.

Nous goûtons ensemble

La simple joie d’être à deux,

Cette complicité nostalgique

Des temps magnifiques

Qui nous unit de tendresse.

C’est ta main que je caresse,

Elle est si douce avec moi,

C’est comme une eau pure

Qui coule sur ma peau.

Tous les jours nous racontons nos souvenirs,

Tous les jours nous concevons notre avenir.

La vie est belle avec celle que j’ai choisie,

Puisse-t’il cela durer longtemps ainsi,

C’est ce que raconte mon petit cœur transit.

 

 

MA FEMME, CETTE TERRE PROMISE

Ce matin,

Je suis plein d’entrain,

Je m’en vais

A travers la forêt,

Chercher les œufs

Dans la ferme d'à côté.

Je franchis la colline,

Je surplombe la vallée,

La vue est magnifique,

Qu’elle est belle,

Ma contrée :

C’est là où j’habite.

Je mets du bois

Dans la cheminée,

Viennent la candeur

Et la volupté.

Pour rien au monde,

Je quitterais mon pays,

C’est la femme

De ma vie.

Avec la douceur des hivers,

Avec la chaleur des étés,

J’ai tout pour être heureux.

Je suis amoureux de ma terre,

Pour moi c'est le paradis,

Je respire l’atmosphère,

Elle sent bon le monoï, le jasmin.

Les fruits exotiques

Sont bons à manger,

C'est le charme érotique

De ma dulcinée.

 

 

 

FEMME ETRANGERE

L’Amour avec un grand A

A débuté pour moi,

Je ne sais pas où il nous mènera,

C’est la surprise de la vie.

Si on me prend ma dulcinée je crie,

Vous comprenez je l’ai séduite

Pour qu’elle devienne mon Aphrodite.

Je suis sérieux quand je vous dis

Qu’il n’y aura pas d’autres occasions,

Je mets ainsi dans cette relation

Toute la tendresse, toute la passion.

J’ai passé l’âge des femmes éphémères,

Je crois que la bonne c’est la dernière,

Cela réconfortera ma mère

De savoir que je ne finirai pas tout seul,

A sombrer au milieu de la mer,

Une toile faisant office de linceul.

En voyant la belle,

J’ai crié : « Terre !!! »,

Elle est de celles

Qui vous font découvrir

De nouvelles atmosphères,

Les forêts et collines d’Agadir,

Le pays des étrangères.

 

 

 

LA FEMME QUI A ALLUME MA FLAMME

Les dieux

M’ont promis

D’être heureux,

Je suis satisfait

De si peu.

La femme

Qui a allumé

Ma flamme

A mis le feu

A ma cheminée.

Notre destinée

Est d’être ensemble,

Tout nous rassemble,

Nous avons

La même volonté

De nous marier.

Oui, ma dulcinée,

Je suis amoureux de toi,

Tu me transportes,

Pas de lettres mortes,

S’il-te-plaît,

Réponds-moi,

Notre correspondance

Met en transit

Mon petit cœur tout mou,

Il attend des mots doux.

L’amour sonne

A la porte

De ta personne,

J’écoute l’atmosphère,

Quand les oiseaux

Vont au-delà des mers.

 

 

LA CHASSE AUX TAUPES

La chasse aux taupes

A commencé,

Vous comprenez,

Elles sont nuisibles

A la culture d’un jardin

Qu’elles ont sinistré.

Mais les outils

Sont rudimentaires,

Les petites bêtes

Passent à travers.

La propriétaire

Ne sait plus quoi faire

Quand elle voit

Ces monticules de terre,

Ces trous béants

Sur son gazon.

Elle est désarçonnée

Quand elle voit

Son terrain dévasté.

C’est la lutte finale

Mamie

Met un piège fatal,

Mais encore une fois

Elle fait chou blanc,

Le mammifère est résistant.

Les grands moyens

Ne suffisent point

A l’éliminer

Du pré.

 

 

NOUVEAU RICHE

Ce soir,

C’est Byzance,

C’est l’opulence

Au pays des rois mages.

J’ai investi tous mes sous

Dans mon entreprise,

Elle s’est développée

Et elle m’a versé

Mers premiers bénéfices.

Mais je vais continuer

A travailler

Pour que mon affaire

Devienne une multinationale,

Un succès total.

Je vais m’acheter

Un avion, un yacht,

Signes ostentatoires

D’un succès méritoire,

Car je me suis sacrifié

Pour construire, pour créer.

C’est maintenant le moment

D’en profiter.

Il me reste à partager

Temps et argent,

Ces biens précieux,

Avec ma dulcinée,

Cette belle inconnue

Que mon or a convaincu,

Elle va rester avec moi

Sous mon toit.

 

 

LA CROISIERE DE LUXE

Fais tes bagages,

Ma chérie,

Nous partons en voyage,

Je veux faire

Le tour de la terre,

Nous deux

En amoureux.

Nous serons heureux

Sur les mers,

J’ai réservé nos places

Sur le plus grand paquebot

De croisière,

Tu verras,

ce sera merveilleux.

Nous serons roi et reine

Affrontant les embruns

Quoiqu'il advienne

Sur le pont arrière.

Tu pourras t’amuser,

Il y aura tant d’activités

Que tu n’auras pas le temps

De toutes les essayer.

Tu prendras plaisir ma belle,

C'est pour cela

Que j'aurai dépensé

Tout mon argent.

Nous mangerons au restaurant,

Je te réserve une surprise

Pour le dessert,

Le cadeau qui te prouvera

Que je tiens à toi.

Nous passerons nos nuits

Dans notre cabine de luxe,

J’ai vu les choses en grand

Pour te séduire,

Notre lune de miel

Prendra fin

Au petit matin,

Le périple sera terminé,

Notre relation ne fera

Que commencer.

 

 

L’AMOUR PAR RESEAUX INTERPOSES

Je prends le train et l’avion,

Je vais jusqu’au bout du monde,

Trouver ma petite femme,

Celle que j’ai rencontrée par internet.

Rien de bien spécial pour l’instant,

Je la connais tant et si peu,

Je sais tout d’elle,

Ce qu’elle m’a laissé par e-mail,

Le contact charnel

Sera la grande inconnue.

De visu, je ne sais pas

Si je lui plairai,

Angoisse à l’arrivée,

L’image aurait-elle triché,

Est-ce seulement un cliché ?

Pourquoi ai-je dragué

Par réseau interposé,

Moi si méfiant, si timide,

Alors que j’avais à côté

Une grande quantité de femmes à séduire ?

Je ne trouvais pas dans mon entourage

Chaussure à mon pied,

L’occasion, c’est l’ordinateur qui me l’a donnée,

Une raison d’espérer à l’amour.

Aujourd’hui je romps l’écran,

Nous sommes devenus grands

Pour nous aimer,

Sans matériel informatique,

Que nos sens pour nous apprivoiser,

Cet échange est fantastique,

Naît une grande complicité

Celle que le numérique ne sait dompter,

Nous allons nous marier.

 

 

BEBE

Tu as une poitrine

Epoustouflante,

Bien bombée,

Du 90B au moins,

Avec laquelle

Je vais pouvoir

M’amuser.

Tu es une femme

Bien en chair,

Nos jeux amoureux

En seront

Encore plus heureux.

Bébé,

Je suis séduit

Par des atouts

Démonstratifs,

Un décolleté

Subversif

Que j’aime

Déshabiller.

Pas touche

Si tu n'es pas invité.

C’est Dieu

Qui t’a créé,

Ma poupée,

Je veux t’épouser,

Il ne peut en être

Autrement,

Je suis subjugué

Par tant de beauté,

Tes formes rondes

Sont un monde

Que l’on aime

Pénétrer.

 

PROTECTION DE LA TERRE

La gravitation universelle

N’a pas attendu

Que l’homme en colère

Manifeste dans la rue

Pour protéger la terre,

Celle qui est si belle

Et qui ne supporte pas

L’indifférence générale

Dans laquelle

On exploite ses richesses,

Un casse mondial et total.

Il faut réagir là,

Sinon c’est l’extinction

Des dauphins, des lions,

Des baleines, des loups.

La planète est en détresse,

Nous la pillons.

Elle continuera ses rotations

Comme elle l'a fait sans nous,

Mais arrêtons de la balafrer

Par notre activité:

L’espèce humaine

Est en danger

Face à la pollution

Qui est la sienne.

Protéger l’environnement,

C’est maintenant

Et sans retard.

Il faut s’y mettre,

Ce sont les être

Qui en ont marre

De voir les bras croisés

Devant l’immensité

De la tâche à effectuer.

Les populations seront sensibilisées

A ces nouveaux défis,

A ces nouveaux dangers

Qui touchent tous les pays.

Allons-y maintenant,

Allons-y gaiement,

En commençant

Par nettoyer les mers,

C’est l’affaire

De bonnes volontés.

Quand les habitants

Seront réellement engagés,

Ils purifieront l’atmosphère,

Ils laveront sols et rivières,

Ils le feront en s'aidant.

Alors reviendront santé et prospérité

Sur des collines et des vallées

Jusque-là dévastées.

 

 

EN DEMANDANT RECONNAISSANCE

Décidément,

Manque l’argent,

Celui que j’ai mérité

En travaillant.

Certains diront

Que mes écrits,

C’est du vent,

Pourtant,

Ma production

Est tout un art

Qui mérite réflexion,

Talent et inspiration.

Ce sont des qualités rares,

Qui normalement

Se paient comptant.

Séparé de mon public,

Je créé, j’édite,

Espérant un jour

Joindre les deux bouts,

Plume et spectateurs,

Avec le bonheur

D’être reconnu

Comme écrivain,

Chanteur,

Dessinateur.

Les fans seront à l’heure

Pour profiter de mon spectacle,

Un oracle

Qui fera rêver

Petits et grands

Sur leurs livres,

Devant leurs écrans.

 

 

LE REVE DES ENFANTS OUBLIES

J’ai dû oublier de dire

A quel point tu comptes pour moi,

Tu comprends je commence à vieillir,

Ma mémoire marque le pas.

Nos petits vont grandir,

Nous allons les éduquer

Avec ta fougue et ta jeunesse,

Avec mon expérience et ma vieillesse.

Nous allons nous compléter,

Nous si différents

Mais quand manquera l’argent,

Il faudra travailler durement

Pour pouvoir payer aux enfants

Le rêve éveillé du firmament.

Ce sont de nouveaux sacrifices

Mais c’est le feu d’artifice

D’une existence comblée de joie,

Ta présence avec moi.

Oubliées les difficultés,

Notre vie est comme au cinéma

Un vrai conte de fée,

Mais l’apparat

Cache les écueils endurés,

Ces souffrances cachées

Qui ne nous tueront pas.

 

 

LE CLOWN TRISTE

La belle inconnue,

Je l’ai vue,

Au coin de la rue,

Elle m’a lancé un regard,

Elle a allumé un pétard

Dans mon cœur.

Ainsi se consume

Ma demeure.

C’est sans amertume

Que j’attends l’heure,

Mais elle ne vient point,

Aurais-je pris

Le mauvais train ?

Je suis transit

D’un amour incandescent

Et pourtant,

D’elle je ne sais rien.

Alors j’imagine

Des chevauchées fantastiques,

Mais à voir ma mine

Complétement déconfite,

Vous pourrez comprendre

Que je pourrai toujours l’attendre,

Elle ne viendra pas,

La belle du roi,

Elle est restée

Sur le gué,

Elle a peut-être trouvé

Un amoureux,

Je suis le clown triste,

Celui qui n’a pas de piste,

Auquel on a retiré les étoiles,

Ses rêves recouverts d’une toile.

 

 

EN TE CONTANT FLEURETTE

Mignonnette,

Ta rose est découverte,

Je vais te conter fleurette

En admirant

Tes pétales éclatants.

Cela ne devrait pas durer,

C’est la fin de l’été,

Mais c’est en résistant

A l’outrage du temps

Que tu as su me séduire.

Je vais me languir,

En attendant la nouvelle floraison,

En attendant la nouvelle saison.

Je te veux à vie,

Je ne veux pas te voir faner,

C’est le prix

Que je suis prêt à payer

Au fleuriste.

Moi l’arriviste,

Je vais me poser

Dans ton lit,

Celui de la rivière

Où tu es née,

Chassant la vipère

Des prés.

 

 

LE POUVOIR DES SENS

Tu es si douce,

Si sensuelle,

Si fragile,

Notre amour

Paraît impossible,

Mais depuis

Que je te connais,

Je suis prêt

A soulever

Les barrières,

Les barbelés

Qui veulent

Nous séparer.

C’est le parcours

Du combattant

Pour obtenir

Ton cœur,

Mais le bonheur

Vient à l’heure,

J’ai franchi

Tous ces murs

Pour arriver

A ta fenêtre,

Je fais paraître

Ma sérénade

Dans les livres,

C’est le plus sûr moyen

D’arriver à l’ivresse

De nous rassembler.

Point de détresse,

Ce n’est pas le moment

De capituler,

J’ai pu réussir

A te séduire

Tu es à moi,

Ma dulcinée.

 

 

L’AMOUR

Ce soir,

Nous ne ferons pas l’amour,

Je suis séduit

Par tes atours,

Mais tu comprends

Je te respecte trop

Pour te prendre

Aussitôt.

Car tu es peut-être

La femme de ma vie,

Je fais

Comme le Pape a dit,

J’attends l’heure

Le moment

Où ce bonheur

Arrivera,

Quand la flamme

Se déclenchera,

Cette passion

Pour une femme

Qui détournera

Ma raison,

Alors nous pourrons

Procréer,

Un petit naîtra

De notre union,

Je ne l’attends

Plus vraiment,

Mais j’entends

L’âge avançant

Qui me dicte

D’avoir une descendance.

Avec religion,

Nous nous appliquerons

A rassembler nos deux sexes,

Une émotion

Qui me rend perplexe,

Mais au fond

Mon désir,

C’est de nous unir,

Je te donnerai l’extase

De jouir.

 

 

CHERIE

Chérie,

Je suis pris

Dans tes filets,

Ta plastique

Me plaît,

Ton âme pure

Est ma clôture,

J’espère

Que tu es la bonne.

Pour toi,

Je me donne.

Avant de te voir

Arriver,

J’ai erré,

Tant de femmes

M’ont séduit,

Puis sont passées,

Mais aujourd’hui

Il faut conclure,

Je suis mûr

Pour t’apprivoiser.

Pas de déception

Sinon c’est la prison,

Pas le droit à l’erreur,

Car c’est le bonheur

De notre union

Qui point

A l’horizon.

Je suis serein,

Tu es celle

Que j’attendais,

La belle

Parmi les cyprès.

Alors viens,

Mignonnette,

Moi le vieux loup

Je vais te conter

L’histoire d’une jeunette,

La fleur des prés,

Qui dans les blés

Est ma raison

D’espérer.

 

 

LE PILOTE DE CHASSE

Le pilote de chasse

Est un rapace,

Il a l’air froid,

Avec son regard perçant,

Mais en fait

Il se concentre,

Il n’a pas le droit

De rater sa cible

Sinon c’est lui

Qui y passe.

Ses ailes

Sont glaciales,

C’est du métal,

Un joyau

De technologie

Dernier-cri.

L’homme,

Comme ses prédécesseurs,

Ses glorieux ancêtres,

Se bat pour la survie

De la démocratie

Dans ces pays en guerre

Qui le désespèrent.

Le pilote donne

A grands et petits

L’envie

De se dépasser

Pour la gloire

Du pays.

Il fait rêver,

Mais dans son métier

Point de place

A l’improvisation,

Il faut travailler,

Etre pointilleux,

C’est la perfection

Dans la formation.

Arrive alors la question,

Celle qui demande

Pourquoi tant de bombes,

Pourquoi creuser des tombes,

Quelle est l’humanité

De ces avions,

A savoir

Si ces vulgaires canons

Sont l’espoir

De la raison.

 

ANNE

Anne,

Ma douce,

Ma grande,

Pour l’instant

Tu n’es qu’un mirage

Sur internet,

Celui aux alouettes,

Rien ne fera d’ombrage,

Je l’espère,

A notre conversation.

J’attends

Que ton corps

Prenne vie,

Ton portrait

Numérique

A ses attraits,

Mais je veux te voir

En vrai.

Ta plastique

A ses arguments,

Ta poitrine,

Ton sourire,

Ton visage,

Tout me plaît,

Sauf que ce n’est

Une image.

Je suis séduit

Par ta musique

Généreuse,

Sois heureuse,

Nous allons chatter,

Nous découvrir,

Discuter

Et j’espère

Que ma séduction

Va marcher.

Je suis conquis

Par ta personnalité,

Si douce,

Si fragile,

Le temps joue

En notre faveur

A nous

Qui rêvons d’ailleurs.

 

LE CHAMPIGNON UNICELLULAIRE

Ce champignon

Unicellulaire

Etait son nouveau bébé,

A cette chercheuse

Fraichement arrivée.

Elle était déçue,

Elle aurait préféré

S'occuper

De chats, de lions même,

Mais le sujet

Etait imposé :

C’était ce monstre

Qu’il fallait élever.

Elle se prit d’affection

Pour cette chose gluante,

Qui lui devint bientôt

Une bête attachante.

Elle lui donnait à manger,

Lui parlait

Par électrodes interposées,

Mais l’être grossissant

Allait bientôt menacer

Toute l’humanité.

On appela même

Les forces spéciales

Pour l’éliminer,

Elle leurs supplia

De la laisser faire,

Elle était la seule

A contrôler son amour,

Elle lui parla tendrement,

Et le démon se calmant

Rentra dans son carton.

La science fit alors

A l’étudier

Un grand bond en avant,

S’en inspirant

Pour inventer

De nouveaux médicaments.

DESILLUSIONS

C’était la révolution,

Ils voulaient tout changer,

Mais quand les têtes furent coupées,

Une nouvelle bourgeoisie est arrivée.

Alors le temps des illusions

Etait révolu,

Un nouvel ordre est apparu,

Il n’était pas si différent

De celui d’avant.

Ils voulaient l’égalité,

Ils ont semé le despotisme

D’un système névrosé.

Ceux qui croyaient encore à l’humanisme

Ont continué de lutter.

Ils étaient bien seuls,

Et ce n’est pas les armes à la main

Qu'il faut transformer la société,

Qu'il faut changer les lois

Pour avoir de meilleurs lendemains.

En battant le pavé,

En allant jusqu'au bout du combat,

Ils croyaient obtenir de nouveaux droits.

Ils se sont heurtés aux soldats

D’un régime bien installé.

Le changement sera pour une autre fois,

Quand un leader charismatique apparaîtra,

Et donnera la foi, cette lueur,

Un espoir dans les cœurs.

Alors les urnes pourront gagner.

 

 

RETOUR DU FRONT

Je reviens de la guerre,

Je suis exténué,

Je vais raconter à ma chère

Tout ce que j’ai enduré.

Blessé dans ma chair,

J’ai vécu la boucherie

Dans ce conflit,

Où bons et méchants

Se mélangeaient allégrement.

Il était temps

De revenir au bercail,

La dernière bataille

A achevé mes illusions.

Armes à la main,

Nous avons gagné,

C’est certain

Mais c’est sans émotions

Que nous avons fêté

La paix arrivée.

Je suis abîmé

Par le bruit des canons,

J’en dors mal la nuit,

Je viens de me réveiller,

Le souvenir de mes rêveries

Me fait tout rejeter.

Maintenant,

Là où j’étais joyeux,

Les plaisanteries

Qui me rendaient heureux

Sont d’un autre temps,

Elles ne me font plus rire,

J’ai envie de vomir.

 

ENCORE SEUL CE SOIR

Ce soir,

Je vais dormir tout seul,

Comme d’habitude,

Que la vie est rude.

Mon aïeul

M’avait dit de me marier,

Je ne l’ai point fait,

Je ne l’ai point écouté,

Et mon âge avancé

Ne va rien résoudre

Dans ce monde imparfait.

Mon bonheur,

C’est de la poudre,

Il y a du grain à moudre,

Pour m’apprivoiser,

Pour me caser.

J’ai des qualités,

Alors avant

Qu’il ne soit trop tard,

Je veux les exprimer,

Me mettre en avant,

Mais qui vais-je séduire,

Qui vais-je rencontrer ?

J’ai remarqué une belle,

Une petite hirondelle

Difficile à aborder,

Je vais lui raconter

Tout ce que je sais,

Tous mes secrets.

Je vais mûrir,

Espérant la cueillir

Sinon c’est la solitude,

Un parfum de désuétude.

 

 

EXCES

L’horloge défile,

Je grille

Ma vie d’artiste.

J’abuse

Des bonnes choses,

Je mange, je bois, je ries

A l'infini,

Espérant

L’osmose

Avec un public

De plus en plus exigeant.

Je me perds

En dirigeant

Mon existence,

La distance

Est courte,

Je saute

Dans le wagon

De la notoriété,

L’ombrage

Est ma contrariété.

Quand je suis à côté

De mon inspiration,

Je bois un café,

Un, deux, puis mille,

Les paillettes

Brillent,

Ma cigarette

Est ma baguette.

Quand j’aurai assez brûlé,

Vous me récupérerez,

Si vous tenez à moi,

Mon art

Est mon toit,

Ma Victoire

Arrive sur le tard,

Ce totem

Que j’ai tant désiré,

Pour lequel

Je ne suis pas le seul

A m’être consumé,

Le simple ouvrier,

La personne lambda,

Tous se reconnaîtront

Dans ma description.

 

COULEUR CAFE

Couleur café,

Petit noir des tropiques,

Tu es le malheureux héritier

De ces esclaves enchaînés.

Tu trimes pour récolter

Cette petite graine.

Elle fera le tour du monde

Pour arriver en boisson

Dans ma tasse.

Mais toi tu restes exploité

Dans ta condition sociale,

Elle est intolérable,

La misère a frappé

Dans ta région sinistrée.

Tu es coincé

Dans ta terre natale,

Petit bout d’Afrique

Près du désert de sable.

Tu voudrais voyager

Vers des horizons attrayants,

Fort heureusement,

Le commerce triangulaire

Est prohibé depuis longtemps.

Tu rêves d'un horizon magnifique,

Tu désires un avenir fantastique,

Comme chaque habitant de la terre,

Car nous respirons le même air. 

Mais saches que la pauvreté se ramasse

Et que ces passeurs,

Sans foi ni loi,

Qui te promettent la fortune

Sont des imposteurs,

Des personnes sans valeur

Qui font leur beurre

Sur le dos de pauvres gens.

Ton appel au secours

A été entendu,

Résiste, cours,

Petit homme de la rue.

 

 

A TOUTES CES FILLES…

A toutes ces filles

Que j’ai pu séduire,

La ribambelle de noms

Est bien longue,

Je voudrais m’excuser

De ne pas avoir conclu

Malgré mes désirs

De franchir le pas.

Mais je ne pouvais pas,

J’étais bloqué

Par une barrière invisible,

La timidité,

Je n’ai pas pu obtenir

Le droit de draguer

Mais je ne pouvais m’abstenir

D’être attiré,

Espérant un futur

Qui n'est jamais arrivé.

Toutes celles que j’ai aimées

Etaient des femmes superbes,

Elles étaient si belles

Quand je me trouvais moche,

Si intelligentes

Là où je me trouvais bête,

Tellement sociales

Là où j’étais mal dans ma peau

Que j’ai bloqué.

Veuillez comprendre,

J’étais bien jeune,

Je ne pouvais pas apprendre

L’amour à l’école,

Ce n’est pas étudié en math sup

Lors des colles !!!

 

 

 

LAETITIA

Laetitia,

Tu es le premier

Vrai amour

De ma vie,

Nous étions enlacés,

Puis tu es partie.

Je ne t’ai point oubliée,

Mon cœur vibre encore

Quand je songe

A ta beauté plantureuse,

A ton allure heureuse.

Nous étions étudiants,

La vie droit devant,

Mais la jeunesse

M’a empêchée de te dire

Ma tendresse.

Aujourd’hui encore,

Quand je dors,

Je songe à l’ivresse

Que nous aurions pu vivre,

Si j’avais su te dire

Les mots doux

Que tu attendais.

Tu es la relation manquée,

Celle de mes jeunes années,

Qui marqueront

La révélation

De ma timidité,

Les contradictions

de ma personnalité,

Un mur infranchissable

Vers la volupté.

 

 

NATHALIE

Je t’ai choisie,

Nathalie,

Pour enfanter

D’un génie,

Celui des Arts,

De l’économie

Et de l’industrie.

Cela fait longtemps

Que nous nous sommes quittés,

La vie nous a séparés

Et rien ne remplacera

La présence d’un mari

Près de tes pas.

Pardonne-moi,

Je t’ai délaissée,

Tu sais,

Pour l’autre,

L’anglaise

Celle que j’aimais

A la folie.

Tu as dû chagriner,

Voulu te jeter

En haut d’une falaise.

Fais-moi un signe,

Aujourd’hui je suis digne,

J’ai fait le bilan

De mes erreurs

Et à cette heure,

Je suis tranquille,

Mon cœur

N’est plus versatile.

 

FLEUR FUGACE

La fleur est si belle

Qu’elle ne se sent pas flétrir,

Dieu qu’on la désire,

Mais on la voit vieillir,

Un soir elle va mourir.

Elle va réapparaître

Au printemps suivant,

La posséder

Sera encore plus attirant.

Toi, tu es comme elle,

Tu sens le poids des ans,

Mais point de réincarnation,

La fin c’est la disparition,

Profiter de ta jeunesse

Est ta seule solution.

Ton loisir,

Ta seule distraction,

C’est de jouir,

La vie est si courte

Qu’il faut courir

Après ce temps

Qui s’échappe,

L’horloge est une chape.

L’aiguille est implacable,

Quand la grande faucheuse

Appellera le croque-mort,

Tu feras ta prière

Vers l’au-delà,

Tu feras le bilan

De ta vie ici-bas.

Alors tu penseras à moi,

Le poète des femmes,

Celles dont les flammes

Se consument lentement,

Les étoiles du firmament.

Quand le naturel…

Est éternel.

 

LE MAL ETRANGE

C’est un mal étrange

Qui frappe la terre,

Les habitants

N’ont plus d’envies,

Etouffent dans l’atmosphère.

Les puissants

Ont tout volé,

Même la misère.

Les pauvres gens

N’ont plus qu’à travailler,

Oubliés les loisirs,

Oubliés les désirs.

Pourtant,

Ils en ont,

Des choses à dire.

Ils refont le monde

Dans leurs délires,

Mais on ne les écoute pas,

On se fiche de leur bonheur,

S'ils ne font pas

La révolution,

On ne les entend pas,

Coincés qu’ils sont

Dans les bas-fonds.

Les bourgeois

Se moquent de leurs raisons,

Tant que l’argent

N’est pas volé,

Le pouvoir oppressant

Peut perdurer.

Les gamins de la révolte

Ont décidé d’agir,

Ils veulent faire plier

Les vizirs.

Ces derniers

Sont bien accrochés.

Les malheureux,

Pourtant si nombreux,

Fuient devant les soldats

Qu’on leurs envoie.

C’est le début du combat,

Dans la rue,

Les sirènes hurlent,

Le drapeau brûle,

Le pouvoir des petits

Prend de l’allure,

Mais les meneurs

Sont pris dans l’ouverture,

Ainsi meurent

Les meilleures volontés

De changer…

La société.

 

PSYCHIQUE

C’est une maladie psychique

Qui se répand à travers la société,

Elle atteint telle une pieuvre,

Les tentacules du démon,

Tous les citoyens de la Cité,

N’en oubliant aucun,

A chacun sa destinée.

Elle rend fous les plus fragiles,

Elle favorise les plus agiles.

Le docteur pose des noms,

Schizophrénie, maniaco-dépression,

Il veut en savoir plus,

Alors il écoute les gens,

De ce qu’il sait les aidant,

C’est-à-dire pas grand-chose

Dans ce monde morose.

Le médecin y met toute son ardeur,

A soigner les gens,

Mais il est atteint par le cancer

Du serpent vert.

Alors encore et encore,

La maladie se répand,

Voulant voler un trésor,

C’est l’argent qui l’intéresse,

Apparemment,

C’est ce que disent les bourgeois,

Paniqués

Par tant de cupidité.

Ils partent en fuyant,

Ayant peur d’être volés,

Ils ne sont pas très courageux,

Ils laissent le curé

Expliquer que c’est Dieu

Qui s’est mis en colère,

Luttant contre le diable

Là où les hommes

Ont démissionné.

Il les somme

De se révolter

Contre la facilité,

Contre la fatalité.

Alors c’est un petit instituteur,

Ecrivant dans le journal local,

Qui annonce qu’il a trouvé

Que l’espèce humaine a évolué

Et que cette nouveauté,

La maladie nommée,

Existe depuis bien longtemps

Dans les milieux bien informés.

Il dit qu’elle doit être apprivoisée,

Par les enfants,

Par les parents,

Ceux qui sont nés

Pour y résister,

Pour la comprendre.

Il ne faut pas la laisser

Dépasser l’être,

Elle ne fait que décapiter

Le paraître.

Il suffit d’apprendre

A la gérer

Pour calmer les esprits.

Les êtres conquis

Vont la dominer,

Dominer leurs peurs,

Pour arriver au bonheur,

Suprême volupté,

Où ils ont cadenassé

L’esprit vengeur,

L’esprit ravageur

De cette société

Gangrenée.

 

 

FEMME CHERIE

Ma dulcinée,

Ma bien-aimée,

Femme chérie,

Je ne suis pas

A l’abri

D’un amour

Transit.

Tu réchauffes les cœurs,

Tu leurs donne

Du bonheur

Et moi en secret

Tu m’attires,

Je te désire,

Tu sais.

Ne me fais pas languir,

Je suis une brindille

Quand une fille

Me prend

Par les sentiments.

Alors viens,

Ne joue point,

Demain,

On verra

Notre couple forgé

D’une longue complicité,

Celle qui prend le pas

Sur l’amitié.

 

MA COMPAGNIE AERIENNE

Ma compagnie aérienne

Fait des bénéfices,

Pour le fêter

J’organise un feu d’artifice.

Les habitués

Sont invités,

Le concert accueille des stars,

J’ai vu les choses en grand

Pour faire rêver les clients.

C’est un business lucratif,

Les fidèles paient cher

Pour être transportés

Au-delà des mers.

Vous savez,

J’ai le don des affaires,

Je l’ai découvert

En participant

A la magnifique aventure

Du transport aérien,

Organiser des routes sûres,

Avec un confort certain

Pour les peuples de demain.

 

 

L’EXPLORATEUR

Je suis parti

Faire le tour du monde,

Comme la terre est ronde,

On rencontrera un îlot,

Un continent.

Nous nous y arrêterons

En espérant

Etre bien accueillis.

Evitons les écueils,

Pour ne pas sombrer

Dans l’adversité.

Ce crayon

Tiendra mon journal de bord,

Nous naviguerons

Vent arrière,

Nous voguerons

Dans l’univers,

Guidés par les étoiles.

Le ciel est bien pâle,

Je prends mon quart,

La vigie crie « Terre » :

Au bout de la mer,

On vient d’apercevoir

Une nouvelle contrée,

Nous allons nous y diriger,

Fonder une colonie,

C’est du pain béni

Pour la communauté.

 

L’ARGENT

J’en ai marre

De cet argent

Par procuration :

Je veux mes milles

Et mes cents

Maintenant.

Ce sont les pirates

Qui ont remarqué

Que ma tête

Valait de l’or.

Depuis,

Ils ne cessent

De me poursuivre,

De batailler

Pour me déposséder.

Mais je suis armé,

Je leurs réponds

Avec mes canons,

Attendant alors

Le bon moment

Pour qu’enfin

On me donne mon trésor.

 

UNE RUPTURE DECHIRANTE

Je suis en colère,

Déchiré,

Elle a décidé

De mettre en l'air

Notre relation.

Je ne cache point

Mon émotion.

Je l’aimais tant.

Ce matin,

En partant,

Elle ne m’a même pas

Dit au-revoir.

Je broie du noir.

Cela sonne le glas

D’une entente magique,

Des instants

Magnifiques

Que le temps

A fait disparaître.

Nos manières-d’être

N’étaient pas nées

Pour vivre sur le même palier.

La glace avait rencontré le feu,

Rien n’y peut,

Elle disait que j’étais froid,

Elle était toute en flamme,

C’était la femme

Qu’il ne me fallait pas.

 

 

LE NOUVEAU-NE

C’est un garçon,

Après trois filles,

C’est la révolution

Dans la famille.

Aussitôt, le père

Remue ciel et terre

Pour peindre en bleu

La nouvelle chambre.

Il va, par ce pluvieux

Mois de novembre

Accueillir au mieux

Ce nouveau membre,

Le dernier-né

De sa communauté

Très soudée.

Les enfants

Se demandent comment

Prendre la nouvelle,

Que cette surprise est belle,

Les congratulations

Arrivent en ribambelle

A la maison.

 

EVE

Eve,

Ma douce Eve,

Tes enfants

Sont devenus des monstres

Qui saccagent les jouets

Que tu leurs a faits.

Ils ne respectent plus rien,

Les grands sont les pires,

Ils ne donnent pas l’exemple

Aux petits.

Le fruit

De ton amour

Etait bien pourri,

Ça allait

De mal en pis

Quand est né

Le sursis :

L’élu des Dieux

Est apparu,

Celui que vont suivre

Les bienheureux.

Eve, rendors toi,

Il va sauver

L’humanité.

 

L’IDYLLE DANS UNE ILE

Tu voudrais vivre

Notre idylle

Sur une île

Déserte

Mais pour cela,

Il faudrait

Vendre la maison,

Quitter

La civilisation.

Je tiens à rester

En société,

Alors c’est par procuration,

Dans notre canapé,

Que nous rêverons

A travers les émissions

De télé.

Ce sera identique

A une crique

Au milieu de l’océan,

Balayée par les vents.

C’est décidé,

Pour nous c’est l’occident !!!

 

PRESIDENT DES ENFANTS

Je suis petit

Et je voudrais

Devenir grand

Pour décider de ma vie,

Je rêve d’être président.

Président

Du monde des enfants

Où tous les jours

Seraient merveilleux,

Où chacun

Fait ce qu’il veut,

Un désordre contrôlé

Où les désirs

Seraient comblés.

Bonbons pour tout le monde,

Jus de fruit à volonté,

Jouets qui seraient gratuits.

Oui j’aurai gardé

Mon âme de gosse,

Mais finalement,

L’argent

Ne sert que les puissants,

Ceux qui exploitent

Nos parents.

 

 

QUAND VIENT L’AMOUR

L’amour

M’est tombé dessus

Tard, un soir,

Sans prévenir,

Sans crier garde.

Depuis,

Je me languis

De la revoir,

Rien qu’un sourire

Me suffirait,

Quelle déception

Quand je la vois

Avec un autre garçon !!!

Je suis timide,

Mais avec courage,

Je lui adresse la parole,

Je dis des choses bêtes,

Elle hoche la tête.

Le miracle se produit,

Elle s’intéresse à moi,

Je m’enflamme,

Plus rien ne m’arrêtera.

Un pas de danse,

Et je reprends confiance,

Alors je lance

Ma sérénade,

Elle est conquise,

Elle dit oui

A mes avances,

Depuis c’est ma femme,

J’en ai de la chance !!!

 

 

FUIR

Je voulais te draguer,

J’étais tombé amoureux,

Mais tes pensées

Sont si noires

Que malgré mes désirs,

je dois me désister.

Tu es si belle,

Mais je ne suis pas

Assez fort

Pour t’accompagner,

Pour supporter

Tes boulets

Que tu traînes

Depuis que tu es née.

J’ai brûlé mes ailes

A ton contact,

Je dois m’échapper,

Je ne sais pas comment

Te l’expliquer,

Je ne peux que fuir,

Avant de voir l’ombre agir,

Celle amenée par ta mire.

 

 

LE PORT

Le port

Ne s’endort

Jamais,

Il vit

Au rythme effréné

Des arrivées,

Des départs

Des cargos

Vers le grand large.

Véritable fourmilière,

Les pelles,

Les grues

Chargent

Et déchargent

Rapidement

Les bateaux :

Le temps,

C’est de l’argent !!!

L’équipage

Fait à peine

Une pause

Qu’il faut repartir

Faire le tour du monde,

C’est l’époque moderne

Qui engendre

Tout ce trafic.

La globalisation

A ses raisons,

Même si on la critique,

Les échanges

Au-delà des mer

Font et défont

Les richesses

Sur cette terre.

 

 

RICHE ET SEDUCTEUR

J’ai fait le rêve

Que je suis riche,

Point de trêve

Je chasse la biche.

En séduisant,

Je compte

Sur mon argent,

Une femme monte

Si elle sent

Un homme important,

Après, s’il est attrayant,

C’est encore plus marrant.

Clichés ?

Pas tant que cela,

C’est la guerre

A la galère

Qu’une fille veut éviter

En prenant le bras

D’un homme fortuné.

L’humour et la beauté

Viennent ensuite

Sur la piste,

Viens ma dulcinée,

Je vais te draguer,

Je suis paumé

Mais mon trésor

C’est ma tête en or.

 

 

LE CONCESSIONNAIRE

Je vais chez le garagiste,

C’est porte-ouverte,

Je suis alerte,

Les voitures sont sur la piste.

J’en cherche une rapide,

Mais aussi solide,

Je vais pouvoir parader

Dans la cité.

Dieu qu’elle est chère,

Ma dulcinée,

Mais cette panthère

Me plaît tant,

Que j’y mets tout mon argent.

Pensant aux voyages

Que je vais faire,

Je charge les bagages,

Je pars au volant

Après avoir tout dépensé

Dans ce rêve devenu réalité.

 

 

L’INCONNUE DU MONDE CONNU

Je suis le soldat inconnu

Du monde connu,

Celui qui sert les présidents,

Mais qu’on oublie en passant.

Ma trace est mon art,

Si un jour je suis reconnu.

Les rois sont repus,

Alors brûlez un cierge sans retard,

Pour ne pas que l’on m’oublie,

C’est pour cela que mes fidèles prient.

Me revient l’honneur de la victoire,

La reconnaissance arrive bien tard,

Je suis assis dans mon canapé

Quand on décide de me décorer.

Alors je suis une star,

Mais le système m’a condamné

A ne rien demander.

Pas une pièce, pas un sous,

Je serai bien seul dans mon trou.

 

 

LE DUR LABEUR

Je suis un artiste,

Je ne suis pas un travailleur,

Le monde serait triste

Si je me mettais au labeur.

Ce sont les anarchistes

Qui veulent m’obliger à bosser,

Ils envahiraient la terre

De leurs stupides idées.

Moi je change l’atmosphère

De mes écrits bien trempés,

Si vous voulez continuer

A vivre correctement,

Donnez-moi mon argent.

Ce serait un miracle

Qu’arrive un tel spectacle,

Mais il est permis de rêver

Quand on a tant donné

Sans être remboursé.

 

 

QUOI FAIRE

J’aime autant vous prévenir

Que je ne ferai pas ce que vous voulez,

Je ne suis pas une marchandise

Qu’on case dans un coin de sa valise.

Finies les considérations artistiques,

C’est ma haine que je pratique,

Celle de l’endroit où vous désirez m’envoyer,

J’ai nommé le CAT.

Vous ne m’humilierez point à y travailler,

A peine entré, déjà sorti

Pour ne plus y mettre les pieds.

La situation est pourrie,

Vous l’avez laissée trainer,

Cela va de mal-en-pis,

Ça ne devrait s’arrêter

Qu’avec de la monnaie

Sonnante et trébuchante,

Le juste retour de mes royalties,

Celles de l’art pour lequel j’ai tant donné.

 

 

EN ATTENDANT…

Réveillez-vous,

Les puissants,

Réagissez,

Il paraît

Que je suis

Insignifiant,

En réalité,

Je suis important,

Vous feignez

De ne pas l’accepter.

Il me manque

Mon salaire,

Celui de mes efforts,

En passant,

Cet argent

Qui me permettrait

De me défendre,

De voir l’avenir

Posément

Sans m’obliger

A prendre une direction

Que je ne veux pas

Emprunter.

Réagissez,

Il est encore temps,

Quand le monde

Sera sinistré,

Je vous rirai au nez

Car je l’avais prévu,

Car je vous avais prévenus

Avant,

Mais décidément,

Vous m’aurez

Tellement moqué

Que je ne pourrai 

Rien faire

Dorénavant.

 

REVE DE GOSSE

Je veux être serveur

Sur un gigantesque paquebot,

C’est ce que j’ai dit

A ma mère quand j’étais petit.

Depuis j’ai bifurqué,

Mais les lointains horizons

Me font toujours rêver,

Poussent les murs bien étroits

De ma petite maison :

Naviguer est ma passion.

Je souhaite m’évader,

Mais je dois travailler,

La compagnie maritime

Voudra-t’elle de moi ?

Car je suis différent,

Je suis handicapé.

Comme je suis attiré

Par la cuisine,

Une obsession divine,

Je suis prêt

A tout recommencer

Et malgré mon âge,

A me former.

Quand j’habiterai

Sur le plus grand

Bateau du monde,

Quand je voguerai

Sur les vagues,

Quand je servirai

Touristes et retraités,

Tout un programme

Pour lequel je suis né,

Alors je ferai taire

Ce qu’on dit sur moi,

Ceux qui ne me sentent pas capable

D’exercer un métier.

J'aurai écrit mon succès.

Artiste, il y aura une vie après...

 

LES MOTS DU BONHEUR

Mes mots trahissent

Mes ressentiments,

Ils tissent

Un lien vers les habitants.

Au fond,

La population

Aime ce qui est

Dans le vent,

Elle sait

Ce qui lui plaît tant.

Une petite mélodie,

Des paroles douces,

C’est ainsi

Que les gens poussent

Les murs de leurs abris.

Quand j’écris,

Ils s’évadent,

Je suis la parade

A leurs soucis.

Ils apprennent mes textes

Avec leur cœur,

C’est un prétexte

A fuir ailleurs.

A bon entendeur,

Salut,

Point de cohue,

C’est l’heure…

L’heure de quoi ???

L’heure des rois,

Ceux qui pratiquent

La musique.

 

 

PARIS, VILLE LUMIERE

Paris, ma belle,

La Tour Eiffel

Est ton phare,

Je suis au désespoir

De trouver l’inspiration

Dans tes bas-fonds.

Ma vie d’artiste

Commence mal,

Je suis triste,

Mes idées détalent

Et forment des mots

Qui ne sont que le reflet

De mes maux.

Je suis circonspect,

Quand tout à coup,

J’arrive au bout

Des Champs-Elysées,

Je suis subjugué

Par la richesse étalée,

Tous ces trésors

Sont de l’or

Pour mon inspiration.

Je commence alors

La description

De cette ville,

Mon crayon

Est fort habile,

Je n’oublie aucune facette,

Mes cordes vocales en sont muettes.

Alors mon stylo

Est mon seul moyen d’expression,

J’écris, je dessine aussitôt

Mes impressions

Pour le plus grand bien

D’une œuvre partie de rien,

Je suis serein,

J’ai bien trouvé ma voix,

Ville lumière, c’est avec toi

Que ma plume ira loin.

 

 

ZAHIA, LA FILLE DU PEUPLE

Je m’appelle Zahia,

Je suis une jeune femme noire,

Fille du peuple français,

Issues des banlieues pauvres.

Le racisme et les idées reçues,

Je les ai vécus.

La vie est difficile,

Mon prénom me trahie,

C’est une tare

Quand je cherche du travail.

Les portes se ferment,

Difficile

D’accéder aux fonctions suprêmes.

Mais voici qu’un patron

Me fait confiance,

Il regarde mes diplômes,

Il se fiche du communautarisme,

J’ai étudié à l’école de la France,

Je suis une pupille de la nation.

Il m’embauche aussitôt,

Il est ouvert,

Il a de la culture.

Lâchée en pleine nature,

Je fais mes preuves,

Les autres m’abreuvent

D’insultes,

Mais moi je tiens bon,

J’exulte

Car j’ai pris ma revanche,

Je suis ce que je voulais être,

J’ai repris confiance

Et personne ne pourra m’empêcher

De percer,

Ma carrière

Ne fait que commencer.

 

LES AMOUREUX DU TGV

Les amoureux du TGV

S’étaient rencontrés

Il y a quelques temps déjà

Dans une rame de train

Sur la route des vacances.

Rompant la glace,

Ils s’étaient parlé,

Puis donné la main.

Ils avaient passé

Le reste du voyage

Lovés l’un contre l’autre,

Susurrant des mots doux.

Jusqu’au bout,

Ils ne voudraient plus se quitter.

Mais à l’heure

De la grande vitesse,

Ils étaient très vite

Arrivés à destination,

Ils se séparèrent,

Lui restait à Lyon,

Elle allait à Marseille.

Depuis ils prennent le train

Pour avoir la joie,

De se retrouver,

Et ce sont des adieux déchirants

Quand ils doivent se quitter,

Sur le quai de la gare,

Elle à pleurer,

Lui à la consoler

Dans ses bras musclés.

 

 

LE VOYAGE IMAGINAIRE

L’océan

Va et vient,

Il tisse mes liens

Avec les contrées lointaines,

Là où va mon bateau,

Moi en haut

Du mât de misaine.

Le doux bruit des vagues

Sur ma coque de noix

Me berce la comptine

De la sirène.

Je crie terre

Quand une colombe

Me ramène un rameau,

Et aussitôt

Les matelots

Se mettent à chanter

La chanson du conquérant,

Celui qui a trouvé de l’or.

Mais c’est un mauvais trésor,

Celui de la cupidité

Et de la division.

Je crie au ralliement

Mais personne ne m’entend,

Alors je me mets à naviguer

Vers les divinités.

J’ai retrouvé

Un équipage

Désensorcelé,

Nous allons faire

Le tour du monde,

Mes marins sont en accord

Avec la musique des vents,

Ces embruns salés,

Dont les vagues nous porteront

Pendant une éternité.

 

 

LA PRINCESSE AUX YEUX DE MARBRE

C’était une princesse

Qui avait des yeux de marbre,

Aucune délicatesse

Ne l’impressionnait,

Aucun amour

Ne la perçait.

Son père promit sa main

A celui qui la transformerait.

Un jour,

Un jeune tailleur de pierres

Tailla la statue de la jeune femme,

Et lui sculpta

Avec sa foi

Des yeux plus vrais que nature.

La belle la regarda,

Elle cria à l’imposture

Car c’était une copie

Qui reflétait parfaitement son cœur.

Ce dernier fendit l’armure,

La jeune princesse se mit à pleurer,

Elle retrouva ses yeux

Qu’une vilaine sorcière lui avait volés.

Les jeunes gens, comme promis,

Se marièrent,

La statue est dans un sanctuaire

Où les gens sans âme

Récupèrent leurs sens,

Au milieu d’une véritable danse.

 

 

 

 

LA PROVENCE

Le thym dans la garrigue,

Pousse sur ce sol aride,

Qu’est-ce que tu manigances,

Nous sommes en Provence

Après avoir pris

L’autoroute des vacances.

Patrie de Marcel Pagnol,

Avec la Sainte-Victoire

En toile de fond,

Voici que les santons

Se mettent à vivre doucement,

C’est l’heure de l’apéro,

Le pastis traditionnel

Puis nous allons manger la rascasse

Sur le vieux port de Marseille.

Décidément,

J’aime ce pays attrayant.

Je ne suis point le seul

A fouler le sol de mes aïeuls,

Le soleil attire les badauds,

La Méditerranée

Est encombrée de bateaux,

Les eaux translucides

Des calanques de Cassis

Nous voient ravis

De cette région

Coincée entre la mer

Et un bout de terre,

Au large l’Afrique,

Je fais un plongeon

Dans la crique,

Loin devant, l’horizon

Est magnifique.

 

 

LE PORTE-CONTAINERS

A l’allure gigantesque,

Le bateau fendait les flots.

Il transportait dans ses soutes

Les containers à destination

De tous les horizons,

De tous les points du globe,

Ces ports en eau profonde,

Leur destination.

Ensuite ces boîtes minuscules

Comparées à la taille du navire

Seraient acheminées vers les entrepôts,

Pour que chaque client

Achète ses denrées

Portables, chaussures, gants,

Dans son magasin préféré.

Ainsi allait le commerce mondial,

Avec des échanges en pleine croissance,

Où les délocalisations

Faisaient baisser les prix

De la consommation.

C’était une révolution

Pour tous les pays,

Dans la course à la concurrence,

Ils étaient partis,

Les meilleurs prenaient de l’avance

Grâce à la technologie.

 

 

LE CHIEN ET LE CHATON

Dans la vieille ferme,

Le chien

A l’entrée

Etait le gardien

Et le chaton

Avait été adopté

Pour chasser

Les souris.

Le molosse,

Ce grognon,

Poursuivait

Régulièrement

Le petit compagnon

Pour être le seul maître

Des animaux.

Il avait même fait

Une alliance

Avec la souris,

Pour enfermer

Le chaton

Dans un piège.

Mais celui-ci,

Bien plus malin

Et plus agile

Fit tomber

La batterie de cuisine

Assommant le vieux chien

Et l’effrayant par le bruit.

Depuis, le toutou se méfie,

Il a peur de tout

Même de la souris.

Le chaton,

Pourtant si fragile,

Est le maître incontesté,

Comme quoi

La brutalité

Et la force

Ne suffisent pas,

Avec des outils

On peut arriver

A terrasser

Le dragon

De la maison.

 

 

LA PRESENTATRICE TELE

La présentatrice télé

Me fait un clin d’œil,

Elle maîtrise son jeu,

Sa joie me rend heureux,

Ça y est je suis amoureux.

De sa diction

Bien ponctuée,

Elle pose ses questions

A son invité

Qui y répond

De manière précise,

C’est elle qui lui demande

Par des phrases incisives.

Elle est belle

Dans son petit tailleur

Venu de chez Chanel,

Elle s’est poudré tout-à-l’heure.

Le spectateur

Est subjugué

Par tant de grâce

Et de féminité,

Mais moi,

Ce qui a rompu ma glace,

C’est son regard

Pénétrant,

Un vent

De fraîcheur

Et de bonne humeur

Dans ma demeure.

 

 

 

LE MARINES

Notre compagnie

Va se battre,

Nous allons débarquer

Comme en quarante-quatre.

Courage et fierté,

Nos valeurs sont fraternité

Et liberté,

Celle que les populations

Opprimées

Vont retrouver.

Nous n'avons pas peur

Face à l'horreur,

Car la flotte militaire,

Nos avions,

Nos canons,

Nos hélicoptères,

Vont nous protéger,

Nous aider

à percer le front.

Avec l’aide de Dieu,

Nous allons éliminer

Ces odieux

Et gagner,

Une victoire méritée.

Car nous sommes les plus forts,

J’ai la foi invincible,

Notre gigantesque armée

Est indivisible.

Nous, les marines,

Sommes entraînés à la dure,

Pour que la paix perdure,

Celle de la République

Unie durant ces moments critiques.

Notre matériel de guerre

Est le meilleur du monde,

Notre force de frappe

Est intacte,

Il faut qu'elle soit

Indestructible

Pour que notre drapeau veille,

Tel un radieux soleil,

Sur les enfants de la terre.

Ainsi, nous allons éteindre

Le monstre qui sommeil

A l’autre bout de l’univers.

 

 

LES NUGGETS

Ces petites boules

De viande panée,

Pas très diététiques,

Qu’on prend avec un soda,

Bien trop sucré,

Font les délices

Des petits.

Quand on mange des nuggets,

Du gras plein les doigts,

On ne sait pas ce qu'il y a dedans,

On se moque éperdument

De notre santé

Et de la qualité

Des produits consommés.

Des poulets aux hormones

A l’huile de palme,

La chaîne industrielle

A dénaturé le produit.

Faut-il devenir grand

Pour aimer la gastronomie

Et se soucier de l’environnement ?

 

 

LA BELLE ET LE MONSTRE

La belle

Etait un peu sotte,

Elle se promenait seule

Dans la forêt

A la nuit tombante.

Il faut dire que ses parents

Se moquaient d’elle éperdument.

Aussi, quand elle rencontra

Un bébé monstre,

Elle ne prit pas peur

Et lui parla.

En lui demandant

Le chemin de la chaumière

De Grand-Maman.

La bête avait faim

De chair humaine,

Mais elle était amoureuse

De cette beauté merveilleuse.

Alors l’animal se mit

A la faire rire

Par ses pitreries.

Cette dernière,

Instinctivement,

Lui fit un baiser

D’amitié

Pour le remercier

De tant de gaité.

Le monstre se transforma alors

En prince charmant,

Alla tuer

De son épée

La méchante sorcière

Qui l’avait ensorcelé.

Ainsi dé-diabolisé,

Il put épouser

La jeunette,

Celle qu’il avait toujours

Désiré.

Cette dernière courait autrefois

De grands dangers,

Alors il s’était sacrifié

En se donnant à la méchante marâtre

Pour la calmer.

 

 

 

 

JUPITER

Jupiter,

Dieu tout puissant,

Qu’as-tu fait

Pour les innocents,

Ceux qui sont en prison

Par ta déraison ?

Tu décides seul,

Tel un dictateur,

Suivi par tes apôtres,

Des vauriens,

Des petits chiens.

C’est une bien pâle copie

D’une démocratie

Qui paraît finie.

Des forces néfastes

Surgissent de la terre,

Le monde s’en va en guerre,

Elle ne s’arrêtera

Que lorsque toi, Jupiter,

Tu auras libéré l’oiseau.

La population

Est sensible à l’émotion,

Réfléchis, Jupiter,

Avant de te mettre en colère.

 

 

LA VIE DES ARTS

La vie des arts

N’est pas un long fleuve tranquille,

Le matériau n’est pas docile,

L’encre ou la peinture

Peinent à sécher

Sur cette création, cette nouveauté,

Issue d’un esprit torturé.

Les meilleurs moments,

Pour un artiste,

Sont quand défilent ses pensées,

Ses conceptions les plus osées,

Le défrichement d’un territoire,

L’inspiration des grands soirs.

Le spectateur ne voit pas

Tous les sacrifices consentis

Qu’une œuvre a emportés,

Mais il a le bonheur

De percevoir un sens, des idées

Qui l’emmènent

Vers un horizon radieux :

L’art est un objectif merveilleux,

Subjectif pour les plus pointilleux.

 

 

LE DANDY

C’était un homme moustachu,

Chapeau melon

Et beau pantalon.

Ce dandy

Travaillait à la City,

Il avait l’air heureux

Mais c’était

Le roi des cons,

Celui qui paraît

Mais qui cache sa maison,

De peur qu’on vienne

Détruire sa construction.

Sous son air aimable,

Il était bien fragile,

Rejetait de sa canne

L’amour, un sentiment futile

Qui l’agressait à l’intérieur.

Lui qui avait cloisonné sa vie

Rencontra un jour une sirène,

Une femme fatale

Qui acheva de couler

Son canot percé.

 

 

LE MAITRE DU JEU

Le maître du jeu

Est le roi des cieux,

Il créé un monde

De son imaginaire sombre

Où se déplacent

Monstre fantasmagoriques

Et héros fantastiques.

Le plateau sur la table

Devient le centre du monde,

Les petits pions prennent vie,

Ils valsent au rythme des dés.

Les cartes racontent des histoires,

Mais au bandit manchot,

Les enjeux sont considérables

Le gagnant aura l’argent.

Car finalement,

Peu importe la victoire,

C’est un bon moment,

Passé en famille,

Que proposent les créateurs

De ces délires ludiques.

Que les perdants soient rassurés,

Mario sur sa console

N’est pas mort,

A la prochaine partie,

Il revit

Et il aura son ennemi.

 

 

LES ILLUSIONS D’UN ENFANT

C’est un petit garçon perdu,

Enfermé dans son lit,

Qui jamais ne rit,

Et qui rêve à sa fenêtre

De rejoindre les oiseaux.

Il est au milieu de la nuit,

Sa chambre est sa prison,

Il vient de perdre ses illusions.

Les grands ont leurs raisons,

Il ne comprend pas leurs réactions,

Alors il pleure avec émotion.

Il prend son avion

Et joue au petit soldat

Pour vaincre ses démons,

Le cauchemar des enfants sages.

L’ombre des nuages

Comme par enchantement

Disparaît au soleil levant.

La promesse de son père

Ouvre ses yeux

Vers les cieux,

Il prie pour exhausser ses vœux.

Cette fois-ci,

C’est la paix des anges

Grâce à ce gamin étrange

Qui a invoqué les dieux.

 

 

LES SOLDATS DE PLOMB

Il se battait

Contre des cocottes en papier,

Le Don Quichotte

Des temps modernes.

Ses moulins à vent

Etaient imaginaires,

Ses ennemis

Venaient de nulle part,

Quand il prenait le quart,

Ses hommes rigolaient.

Mais finalement,

Il avait raison

De lutter

A la maison,

Car l’ombre gagnait

Les campagnes.

Désormais,

On lui faisait confiance,

Ses voiliers

Atteignaient l’horizon,

Ses mots

Allaient tuer nos maux,

Et lui qui n’avait jamais

Tenu un couteau

Devint général

De ses soldats de plomb.

Il lança alors l’infanterie,

L’artillerie, la cavalerie,

Tous ceux qui apporteraient

La victoire

Au bout de leurs canons.

 

 

LE POISSON-CLOWN

J’étais un joli

Poisson-clown,

Je nageais tranquillement

Dans les mers du sud,

Ce merveilleux

Coin de paradis

Quand un requin

Me prit à partie.

Alors je fuis

Et je me perds

Tel un Nemo

Qui a perdu son père.

Je vois

Un magnifique asticot,

Mais lorsque je le mange,

Je suis happé

Par une canne à pêche.

Je me retrouve

Au milieu d’un yacht,

Un magnifique bateau,

Dieu que les filles sont belles,

Dans leur petit maillot,

Sur le pont

C’est champagne à gogo,

Buffet à l’horizon.

Je panique lorsque je vois

Mes amies les sardines

Grillées, en rang d’oignon,

Mais le miracle est arrivé.

Comme j’étais beau,

Ils m’ont gardé,

Ils m’ont mis dans un aquarium,

Depuis j’ai une vie paisible,

Fini l’océan, ce capharnaüm.

 

 

LE PARFUM DES OCEANS

Ce parfum

Des océans

Sent bon

Les embruns.

Au bout du quai,

Ces marchandises

Viennent des tropiques,

Je veux voyager

Par-delà l'équateur.

Dans les airs,

Un goéland

Me rappelle

Que l’aventure

Vers les mers du sud

Commence

Avec mon bateau.

En route,

Matelot !!!

Je mets les voiles,

Mais un coup de vent

Se lève à l’horizon.

A l’unisson,

Nous prions Poséidon.

Sains et saufs,

Nous gagnons la côte.

Je suis bien sur terre,

Les vagues

Ne me mettent pas à l’envers,

Ma vocation de marin

S’arrête au bout du chemin,

L’eau n’est pas mon élément,

Le capitaine ment.

 

 

UNE PLANETE BIEN VIVANTE

La planète

Est un être vivant,

Comme l’homme.

Son sang,

Ce sont les océans,

Sa chair,

C’est la terre,

Les rivières

Sont ses artères

Nourricières,

Son cerveau,

C’est Dieu le père.

Mais aujourd’hui,

L’humanité

A gangrené

Cette personne âgée,

Elle a pris ses richesses

Sans la remercier.

Les balafres

De son activité

Se voient de l’espace.

Alors le monde

Dont la danse

N’est plus ronde

Doit se méfier

Des colères

Venant de cette terre

Qui s’exaspère.

Petit homme,

Réveilles-toi,

Vas dans le bois,

Tailles un arc et des flèches

Et marches dans les pas

De ces écolos,

Ceux qu’on prenait

Pour des rigolos.

Aujourd’hui

Tu dois braver

Les puissants pollueurs,

N’aies pas peur,

Je suis là.

 

 

DES CANARDS SAUVAGES AU CONCORDE

Des canards sauvages

Au Concorde,

L’homme a toujours

Voulu voler,

Plus vite, plus haut, plus fort,

Icare en avait rêvé,

Les frères Montgolfier

L’ont réalisé.

Les aventuriers

Ont battu des records,

Leurs exploits valent de l'or,

Et c’est un peu

Grâce à eux,

Si aujourd’hui,

On peut voyager

En toute sécurité,

Dans des avions de lignes

Equipés

Des dernières nouveautés.

Les pilotes survolent

Les nuages,

Leur plumage

Est l’étoffe des héros,

Car un jour,

Nous irons sur Mars,

La mission Apollo,

C’est la découverte

Des Amériques

Offerte

Aux plus émérites.

La conquête de l'espace

part sur les traces

de Christophe Colomb

et de Neil Armstrong.

Elle ne s'arrêtera jamais,

Car c'est désormais

Le carburant, le vrai,

D'une humanité

Qui a longtemps cherché

Parmi les étoiles

Le grand pavois, sa voile.

 

LA MONTEE AUX ALPAGES

C’était le printemps,

La nature se réveillait,

L’hiver avait été rude

Dans la ferme.

C’était le grand jour

De la montée aux alpages,

Tous les paysans

De la vallée

Sortaient les vaches :

Elles allaient

Sur les flancs de montagne

Pour l’été entier.

Les femmes avaient revêtu

Leurs tenues traditionnelles,

Quelques touristes

Applaudissaient

Le folklore local.

Lentement,

Tout le troupeau

Au son des cloches

Monta là-haut,

Le lait serait bon

Pour fabriquer

Le fromage de la région,

Celui qui sent bon

Les hauts-alpages.

 

 

JE VEUX ETRE UN ARTISTE

Moi le chanteur,

Je fais danser les foules,

Moi l’acteur,

Je leur donne la chair de poule,

Moi l’écrivain,

Je rends mes lecteurs sereins.

La création artistique

Est fantastique

Pour partager des émotions

Avec le public,

La population

Fait les idoles,

Les coule,

Les cajole.

Les moins chanceux

Sont les plus malheureux,

Ils n’arrivent pas à percer,

Ce sont des génies oubliés.

L’art est la figure du monde,

La note est toujours ronde,

Et tant qu’il y aura de la création

Restera vivante

La liberté d’expression.

 

 

UNE CUISINE RATEE

« Ma chère et tendre,

Il est temps de manger,

J’ai faim ».

« Il n’y a rien,

Tu n’as qu’à cuisiner

Si tu es si malin,

Sinon tu n’auras pas

De câlins ».

Alors je prends la poêle,

Je fais des pâtes

A la carbonara,

Un truc simple,

Il paraît.

Mais je suis circonspect

Quand brûle mon met.

Nous passons à table,

Je suis honteux,

C’est irresponsable

De présenter

Une telle pâtée.

Elle dit qu’elle trouve ce plat

Délicieux,

Elle se moquerait de moi ?

J’en suis malheureux.

 

 

 

 

LE CHAOURCE

J’ai mangé

Du Chaource

Bien vieilli,

C’était délicieux,

Un bon vieux

Fromage qui pue,

Fort en bouche,

Haleine repoussante,

Dégusté

Par les initiés,

Les avertis.

C’est le goût

A la française

Qui est à l’honneur,

Un bon plat

Et un bon vin

Valent mieux

Que cette nourriture

Aseptisée

Qu’on voudrait

Nous faire avaler.

Egayez vos papilles,

Même si nous mangeons

Du Chaource,

Nous ne sommes

Ni des chats,

Ni des ours.

 

 

LE PRINCE CHARMANT

Le prince charmant

Venait d’avoir dix-huit ans.

Il se battait

Au service du roi,

Sur son cheval

A la crinière d’argent.

Toutes les femmes

Se pâmaient

Quand il arrivait,

Mais la plus amoureuse,

C’était la blanchisseuse,

Une petite servante

Dont la longue robe noire

Cachait ses formes attirantes.

Il ne la remarqua point,

Mais un jour,

Alors qu'il était

De passage dans le village,

Son cheval, effrayé par la foule,

Se cabra.

Il tomba.

La souillon,

En l’aidant à se relever,

Découvrit son beau visage,

Puis disparut,

Tel un mirage.

Le prince subjugué

Lança alors ses armées

Pour qu’elles cueillent,

Avec douceur,

La belle fleur.

Il l'épousa sur l'heure.

Devenue princesse des cœurs,

Elle s’occupa des pauvres,

Et dans sa tenue mauve,

Elle priait dans son alcôve

Afin que le bonheur

Arrive aux femmes,

Ses sœurs.

 

 

L'ESPOIR VENU DES ETOILES

La conquête spatiale,

La course aux étoiles

Fait rêver grands et petits.

Mais pour aller aux infinis,

C’est la guerre contre les ennemis.

« Star Wars »

N’est pas qu’un film,

Sabotage,

Désinformation,

Destruction,

Tout est possible

Pour empêcher

Le premier

D’arriver

Là où les autres

Ne sont jamais allés.

Les astronautes

Ont beau être solides,

C’est toute la NASA,

C’est toute la nation

Qui s’engage

Dans un tel projet,

Celui de toucher les planètes.

Il alimente le progrès,

Cela justifie

Efforts et sacrifices consentis

Par cette armée de l’ombre,

Peuple courageux

Qui surmonte les jours sombre,

En attendant avec espoir

Ce moment heureux,

Ce remerciement,

D’avoir atteint au grand soir

Le firmament,

La découverte des Amériques

Qui fait taire toutes les critiques.

 

 

L’EPREUVE DE MEDECINE INTERNE

L’étudiant

Doit passer

Son épreuve orale

De médecine interne.

Il est un peu sec,

Vous comprendrez,

Il n’a pas eu le temps

De réviser,

Accablé

Par la masse de travail

Demandée.

Alors il raconte

Comment la nourriture

Est dissoute

Dans l’estomac

Par les enzymes

Pour pénétrer

A travers les parois

Les veines sanguines

Qui nourriront le corps

De la précieuse énergie.

Comme on sait

Par où vont les excréments,

L’examinateur lui met vingt,

Le futur docteur

Obtient son examen.

 

 

 

 

L’ECOLIER

L’écolier

Sait à peu près

Où se trouvent

Le Haut-Rhin, le Rhône

L’Aisne, l’Allier.

C’est facile,

Ce sont les premiers départements

Qu’il a appris.

Mais comme il est distrait,

Il ignore

Où se trouvent

La Corrèze et la Creuse.

A son corps défendant,

Il faut dire

Que ces endroits

Ne sont pas très peuplés

Et qu’on ne lui en voudra pas

De mal les situer.

Quant aux fleuves

Et chefs-lieux,

Ne lui demander pas,

De sa banlieue,

Il n’a pas beaucoup voyagé,

Il est bien mal à l’aise

Devant le tableau noir.

Le maître lui met douze

Pour l’encourager,

Car il a tout le temps

D’apprivoiser 

La géographie

Et de réciter

Ce qu’il a mémorisé.

 

 

L’INFIRMIERE DE LA CROIX-ROUGE

Les inondations

Avaient envahi

La région.

La catastrophe naturelle

Dévastait le paysage,

Les maisons.

Avec un sang-froid

Exceptionnel,

La jeune infirmière

De la Croix-Rouge

Allait au plus près

Et au plus pressé

Des sinistrés.

Regards désespérés,

Une lueur dans leurs yeux

S’allumait

Quand elle apparaissait.

Avec son air si doux,

Si calme,

Dans son bateau

Elle les dégageait

Des eaux,

Ce tombeau.

Elle leur parlait

Avec des mots rassurants,

Ainsi elle leur apportait

Du réconfort.

En se voyant secourus,

Ils savaient

Qu’ils étaient sauvés

De la mort.

L’envie de vivre

Des habitants

Etait son remerciement.

Alors elle travaillait sans relâche,

Dure à la tâche,

Elle s’investissait totalement.

Elle avait des gestes si naturels

Qu’on pensait que la belle

Enlèverait toute la misère

Avec sa tête ronde,

Et Dieu sait qu’il y en avait

De la souffrance.

Quand vient l'ambulance,

C’est l’humanité et l’amour qui dansent

Car des femmes comme cela

Sauvent le monde.

 

 

LA PREMIERE FOIS

La jeune femme

Se dévêtit lentement,

Elle enlève son haut

Langoureusement.

Il masse ses seins,

Aussitôt,

Elle pousse de petits cris

De joie.

C’est sa première fois,

Elle a choisi un mec

Doux, aimant,

Le plus bel étalon

De la région.

La belle ne se fait pas prier,

Elle se fait pénétrer,

Des à-coups

De plus en plus rapides,

Une jouissance

De plus en plus forte

Jusqu’à l’extase finale,

Le firmament des étoiles.

Ils restent allongés,

Heureux, exténués,

Puis au petit matin

Elle quitte ce garçon,

Elle a été dépucelée

Avec calme et volupté.

 

 

PAPA, REVIENS VITE !!!

Papa,

Je n’ai pas compris

Pourquoi tu n’étais pas là

Pour mon anniversaire.

J’ai maintenant six ans,

La souris a pris ma dent,

Elle m’a laissé un beau cadeau,

Un cadre avec ta photo.

Tu n’avais jamais loupé

Un tel événement,

J’ai cru maman

Quand elle m’a dit

Que tu étais parti

Pour un long voyage.

Je trouve le temps un peu long

Et aujourd’hui,

Je me sens bien seul sans toi.

Maman m’a emmené à l’église

Pour prier pour que tu sois heureux

Dans ta nouvelle vie.

Alors je pense à toi

Pour que tu laisses tes amis

Et que tu reviennes

Me raconter une histoire

Comme tous les soirs.

J’espère que tu m’entends,

Elle est si triste, maman.

 

 

PRENDRE…

J’ai pris la porte,

Sinon j’allais prendre un coup,

J’ai ainsi pris mes jambes à mon cou.

Je prenais un verre

En prenant du plaisir

Avec une charmante demoiselle.

Mais un homme baraqué

M’a pris à parti,

Il m’a dit

Qu’il prendrait soin de moi,

J’ai donc d’un pas décidé

Eté prendre l’air.

Je me suis pris par la main

Pour prendre la fuite

Et ne plus revenir.

Mais prenant la mouche,

Je me suis mis à écrire

Avec les subtilités

De la langue française

Ce qui m’était arrivé :

J’y ai pris mon pied.

Ça m’a aidé

A prendre les choses

Avec le plus de recul possible,

J’ai pris le dernier train,

Celui de l’âge adulte,

Celui de la maturité.

 

 

LE PETIT CHEVAL

Le petit cheval

Tirait tous les jours

Sa carriole

Remplie de touristes.

Mais un jour,

Il se cassa une patte

Sur un trou

Au milieu du chemin.

La fille du cocher

Insista pour le garder,

Vint tous les jours

Le cajoler.

Sa patte réparée,

Elle le monta,

Ensemble,

Ils firent de belles balades.

Leur complicité

Dura toute son adolescence.

Mais un matin,

Le vieux cheval

Etait parti,

Elle pleura longuement

Mais c’était la vie.

Elle entra alors au lycée

Promettant de travailler

En souvenir de cette amitié.

 

 

LES GRANDES VACANCES

Mamie Gâteau

Ramassait ses prunes

Pour en faire des confitures

Pour ses petits enfants

Qui l’aimaient tant

Au demeurant.

Ils mangeaient ses tartes

Si bonnes, si sucrées,

Goulûment,

Et à la fin du goûter,

Ils redemandaient une histoire

Issue de sa mémoire.

C’étaient les grandes vacances,

Mais elles touchaient à leur fin,

Le jour vint

Où les parents arrivèrent

Au grand manoir

Récupérer leurs bambins

Qui leurs racontèrent leurs exploits.

Ils dirent au-revoir à la grand-mère,

Elle était bien seule désormais

Mais elle préparait déjà

La prochaine fois

Où ils seraient là.

 

 

LA PETITE GRUE

C’était un été chaud,

Chez elle ils buvaient un coup,

Elle transpirait la petite grue,

Alors sans discrétion,

Sans avertissement,

Naïvement,

Elle mit simplement

Sa poitrine à nu

Pour changer de vêtement.

Elle était fort belle

A première vue,

A voir la tête du benêt,

Mâchoire ouverte,

Yeux hagards,

Qu’il détourna sur le tard.

Il profitait de la vue,

Pensez-donc, pareil spectacle

Ne se voit pas souvent.

Le voyant gêné,

Elle lui demanda

S’il avait un problème.

Nullement aucun, dit-il,

Et naturellement

Comme si de rien n’était

Elle se remit à siroter

Son eau Evian.

 

 

FOLLE DE NOUS

J’ai dit à mon père

Qu’elle était gaga

Avec ses peluches,

Elle a plaisanté

Que je la traitais de folle.

Hilarante scène de ménage

Car je tiens à mon ange,

Ses petites gamineries

Me font sourire,

Elle est si fragile

Et si forte pour moi

Que je ne voudrais

En aucun cas

La froisser.

Alors nous nous sommes

Enlacés,

Lovés l’un contre l’autre,

Nous avons déliré

Sur nos petits défauts,

Un fou rire réparateur

Qui nous a libérés,

Nous nous sommes juré

Fidélité pour l’éternité.

 

 

O DOUCE FRANCE

Le thym, la sarriette et le serpolet

Sentent bon les herbes de Provence,

Le foie gras est un met délicat

Du sud-ouest de la France.

O mon pays,

A l’art de vivre si doux,

Tu entretiens les traditions

De ta civilisation.

A cette époque moderne,

Le vin vient de Californie,

Tout se perd,

Ça va de mal en pis.

Les touristes saccagent la garrigue,

La côte sauvage est bétonnée,

Reste l’âme des clochers.

Ce village gaulois me plaît beaucoup,

Allons boire un coup

A la santé de nos aïeuls,

Puis nous mangerons

Une bonne potée auvergnate.

Tous les fromages de ce pays

Sont une offrande aux divinités,

Puisse-t-il cela continuer,

C’est un SOS aux vents salés…

 

 

CONFLITS D’UN NOUVEAU GENRE

L’avion de chasse

Survole le désert,

Il cherche la cache

D’un ennemi sournois

Qui attaque les convois.

La planque est détectée

Près d’une oasis,

Le pilote fait feu,

Bombardant la position.

Décidément la région

N’est pas du tout sûre,

Les soldats vont batailler

Pour pacifier les dunes,

Et les nomades

Avec leurs chameaux

Pourront reprendre

Leurs activités

En sécurité

Une fois la légion passée.

Peu d’hommes bien cachés,

Dont la mort est la motivation

Mettent en danger toute une population.

Ces conflits d’un nouveau genre,

Peuvent s’étendre à la civilisation,

Ils sont d’une telle menace

Qu’il faut avec une nasse

Aller au cœur de la rébellion

Anéantir ces fous hurlants

Que rien n’arrêtait avant.

  

COLERE !!!

Je me mets en colère

Face à ce monde qui s’indiffère

Là où il y a des problèmes de société.

Les inégalités, le chômage, la guerre,

Vous les voyez devant votre télévision,

Pour certains enfants c’est le seul horizon,

Pour vous ce n’est qu’une information.

Il faut remuer ciel et terre

Pour trouver une solution,

Sinon le mal va ramper

Jusque dans vos foyers.

Vous qui avez eu de la chance,

Les sinistrés vous demandent

D’ouvrir votre cœur,

De partager un peu leurs malheurs.

Ce sont les puissants qui décident,

Une administration bien lente exécute.

Avant que la raison se dessine,

Il peut se passer des catastrophes.

Le groupement des individualités

Lui donne une force considérable,

Je vous ordonne de marcher,

De réparer de manière admirable.

 

 

LA DEFERLANTE

C’est un matin calme,

La mer est plate,

Le vent fait une apparition

Très timide,

Mais voyez à l’horizon

Ces nuages noirs.

Il faut se protéger,

Le capitaine dirige aussitôt

Son bateau dans une crique.

Les éléments se déchaînent,

Contre qui, contre quoi,

Pourquoi tant de haine ?

Après le brouhaha, le silence.

La coquille de noix

A démâté,

Les maisons sont dévastées,

Ça a été si soudain,

Si court, si violent

Qu’on n’a pas eu le temps

De voir venir l’ouragan.

Les hommes reconstruiront

Inlassablement,

Guériront cette blessure,

Mais ils en ont marre

Que l’activité des autres

Fâche dame nature

Qui lance l’ouverture

Des hostilités

Contre une humanité

Qui n’a aucune foi,

Qui ne respecte pas

Le contrat

Avec les divinités

De l'eau, de la terre, du ciel.

Les hommes se moquent

De l’environnement

Qu’on vénérait avant,

Ils l’ont trahi,

Ils vont en être punis.

 

 

AU TRAVAIL !!!

Allez zou, au travail !!!

Vous regardiez,

Vous critiquiez,

Vous matiez ?

Cela suffit,

Vous allez créer !!!

En même temps,

Je vais vous accompagner,

Et pour vous empêcher

De dériver,

Je vais faire comme vous,

Je vais à l’usine

Me montrer en exemple,

Vous guider.

Rien ne m’enchante,

Mais je préfère rester

A côté de mes armées.

Les promesses délirantes

Vont être évacuées,

Le sol est bien dur,

Mais fini de rêver,

L’échec c’est de fuir,

Moi je vais planter ma vie

Dans cet atelier.

La fortune viendra après,

j'en suis sûr,

Après avoir tout donné,

Après avoir appris

Mon métier.

 

 DES MURS POUR HORIZON

Quand on construit des murs,

Quand des barricades se lèvent,

Ce sont les libertés qu’on achève,

Les livres ne feront plus foi,

Les temps vont devenir durs.

Ce pays, ma terre promise,

Symbole de la réussite possible,

Se refermera telle une coquille de noix,

S’isolant un peu plus de l’effervescence.

C’est un désastre pour les commerçants,

Se révoltent alors les habitants

Contre ce nouveau couvre-feu,

L’apparence de futurs odieux.

Levez-vous et protestez

Contre ces lois si dures

Qui veulent nous empêcher

De nous rencontrer.

Point de justification valable,

Le béton n’empêchera jamais

Aux gens de circuler.

Cette cicatrice dans le paysage,

Symbole de la haine des hommes,

Est un mauvais présage

Du dictateur qui arrivera

Et décidera seul

De balayer les frontières

D’un revers de main ravageur.

Alors c’est l’heure

De manifester, de crier, de pleurer,

Ces larmes vont fertiliser la terre,

Celle de nos ancêtres

Qui venus de tous horizons

Ont construit la Nation.

 

 

LA PUISSANCE DE LA VIE

On vit pour la gloire,

On vit pour la jouissance,

Mais au fond,

Ce qui compte,

C’est la puissance.

Elle s’exerce,

Chacun à son niveau,

Profitez-en

De votre vivant,

Elle apporte

Amour et confort,

Une accoutumance

A l’existence.

Réalisez, créez, donnez

Pour en profiter.

Mais jamais n’oubliez

De déposer

Ce que vous laisserez

Aux suivants,

L’avenir compte autant

Que le présent,

Plus vous serez admiré

Quand vous serez décédé,

Et plus vous aurez réussi

Le sens de votre vie.

C’est une alchimie

Entre le stoïcisme

De la trace laissée

Et l’épicurisme

De la joie de consommer.

Une fois mort,

Vous vous en moquez,

Mais les suivants

Doivent vous vénérer.

 

 

 

REVER PLUS FORT

Permettez-moi de rêver,

Je n’ai pas fini ma vie,

Il me reste du chemin à parcourir,

Qu’il soit le plus heureux possible.

Je suis encore jeune

Pour dépasser les frontières,

J’irai au-delà de mes espérances,

Ma femme en sera fière.

Je pars avec mon baluchon,

J’espère faire fortune,

J’ai conclu un pacte avec le forgeron,

Il me fournira l’enclume.

Alors je frapperai encore et encore,

J’en obtiendrai la richesse,

Le sort ne s’acharnera plus,

Ensemble nous serons heureux,

Dans un village paisible,

Au milieu de mes amis,

Mon dernier-né

Sera l’enfant de la paix,

Il en sera donc mon préféré

Pour tous ceux que j’aimais.

Je n’oublie personne

Sur le bord de la route,

Montez dans ma charrette,

Oui vous mes valeureuses troupes.

 

 

BLANCHE-NEIGE

Prof nous a quittés,

Grincheux s’est multiplié,

Simplet est toujours aussi naïf,

Mais en fait, Blanche-Neige

A la maladie du sommeil,

Avec un médicament elle s’éveille,

Son prince charmant est un médecin,

Il va cueillir les herbes de la guérison.

La belle-mère est toujours aussi laide,

Mais son miroir enchanté

Lui rend une image surannée,

Elle sème la terreur

Et les nains lui résistent,

Le combat est incertain

Quand tout à coup la princesse

Prend sa baguette magique,

Naît alors un univers fantastique,

Un paysage enchanté

Où tout le monde est gentil,

Où tout le monde est comblé.

La beauté des femmes

Côtoie l’intelligence des hommes,

Mais oui vous avez rêvé,

Cette terre-là n’existe pas

C'est moi qui l’ai imaginée.

 

 

LA MONTGOLFIERE

La montgolfière,

C’est le rêve d’Icare,

Des siècles sur terre

Et d’un coup

L’homme est dans les airs,

Il tutoie les oiseaux,

Voit la planète d’en-haut.

Depuis il ne cesse d’évoluer,

Des avions aux fusées,

Mais l’esprit conquérant

Est le même.

L’aviateur fait son baptême

Et ne quitte plus les nuages,

Il vit sa passion,

Il n’a pas d’autre raison

Que de suivre ces explorateurs,

Ces héros du ciel.

Il ne compte plus les heures

A voler, à piloter,

A rêver, à contempler,

Le plancher des vaches

Est pour lui bien plat.

Il vise déjà

Mars et Jupiter,

Les plus hautes atmosphères.

 

 

 

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le réchauffement climatique

Est dramatique.

La planète est en sursis,

Ne l’oubliez pas,

Chers amis.

Quand les baleines ne chanteront plus,

Vous pourrez toujours les pleurer,

L’océan Arctique aura disparu.

Construisez l’Arche de Noé,

La nature prépare l’apocalypse,

L’être humain qui l’aura exploitée

Sera seul face à l’adversité.

Il est encore temps de changer,

Mais la civilisation et le progrès

Diluent les responsabilités

Des individus confortablement installés.

Ce sont les lois et les inventions

Qui arrivant à l’horizon,

Vont sensibiliser nos enfants.

Individuellement et collectivement,

Ils vont agir pour l’écosystème,

Sauvant les baleines de l’extinction,

Leur offrant une maison.

 

 

LA MALBOUFFE

Du Nutella

Plein les doigts,

L’enfant ne sait pas

Que c’est mauvais

Pour sa santé

De manger

Ces saloperies

Sucrées-salées,

Ces barres chocolatées.

Les graisses saturées,

Ennemies de l’organisme,

Ont envahi les plats préparés :

Pizzas, croque-monsieur,

Merguez-frites, kebabs

Hamburgers.

Les fast-food,

“C’est de la merde”,

Comme disait Jean-Pierre.

Le principal,

C’est d’en manger

Avec modération,

De favoriser

Fruits et légumes

De saison,

Une hygiène et un équilibre,

Qui conjugués au sport,

Vous feront durer plus longtemps,

Dans un corps sculpté,

Adoré, admiré.

 

 

LE POURRI

Sa religion,

C’est le dieu argent,

Sa raison,

C’est les affaires,

Son credo,

C’est la bourse,

Il contourne les lois

Pour mieux exploiter

La terre,

Il achèterait

L’atmosphère

Pour faire du bénéfice

Sur l’air.

Sa petite entreprise

Est prospère,

Il veut la faire grandir

Pour gagner

Un maximum de pognon.

Quand on lui parle

Des lois sociales,

Il tourne la tête,

Il refuse le dialogue,

Qu’est-ce qu’il est bête,

Ce véreux, ce pourri,

Mais les capitalistes l’adorent,

Les syndicats sont matés

Par sa dureté.

Alors les ouvriers

Haïssent son activité,

On ne peut pas plaire

A tout le monde,

Mais cet être immonde

Se fiche de la morale,

Tous le vénèrent

Quand il sort son or,

Son arme fatale.

 

 

DE MARS A JUPITER

De Mars à Jupiter,

De Vénus à Calypso,

Les dieux sont en colère

Car rampent les feux de l’enfer.

L’empereur agit aussitôt,

Il ordonne la prière,

L’offrande est pour bientôt.

Le Temple tremble

Sous les éclairs,

Il faut calmer Poséidon,

Les océans sont en furie.

Les hommes ont déçu les cieux,

Il faudra être plus humble, faire mieux,

Pour mériter la miséricorde,

Le brigand a forgé son armure,

Mais il est pendu à la corde,

Alors la paix revient,

Le soleil point à l’horizon,

La lueur de l’espoir

Renaît dans la maison,

Le centurion annonce

Que la bête immonde a été tuée,

Tout le monde est rassuré,

Retournant à ses activités,

Remerciant les divinités

Pour leur aide sacrée.

 

 

PARTIR

Je refuse de servir

L’Etat qui m’esclavagise,

L’absence de paye conséquente

A ma gigantesque responsabilité

Conduira à mon interdit bancaire.

Si vous voulez la guerre,

Continuez à m’ignorer,

Vous croyez que ma foi

Me fera continuer,

C’est mal me connaître,

Je demande des comptes

En décidant de m’arrêter.

Vous n’aurez plus d’actualité,

Bien malin celui qui me remplacera,

Bon courage aussi,

J’ai fait ma part,

Je prends ma retraite des armées

Avec honneur et fierté.

 

 

LE ROI DES MERS

Le roi des mers,

C’est ce porte-avions

Gigantesque

Qui de sa grandeur

Domine l’océan.

Dans ses entrailles,

Les marins, ces fourmis,

Font leur travail

Sous les ordres de l’amiral,

Le chef suprême.

Forgé pour le combat,

Il en impose,

Les coquilles de noix

Fuient devant son ombre.

Avec toute sa flotte,

Il paraît si puissant

Qu’on peut dormir tranquille,

Il veille sur la Nation.

Les avions décollent et atterrissent,

Une prouesse de tous les jours

Que les pilotes répètent inlassablement,

Prêts pour le combat.

Quand nécessité fait loi,

Il parle avec ses armes,

La paix vient après,

Il n’y est pas étranger

Ce bateau de guerre

Taillé pour gagner.

 

 

LE LABOUREUR

Le laboureur

Lacère

Les entrailles

De la terre.

De cette plaie béante

Poussera la végétation,

Une offrande de la nature

A la civilisation.

Des générations

De paysans

Se sont transmis

L’héritage,

Travaillant de leurs mains

Les jeunes pousses.

Mais aujourd’hui,

La mécanisation

A déshumanisé

L’agriculture.

Il n’y a plus d’âme

Dans nos assiettes,

C’est une nourriture

Insipide, sans saveurs

Que nous mangeons

Tous les jours.

L’industrie de l’agroalimentaire

A détruit les goûts

Et ce sont les derniers artisans

Qui font perdurer

La tradition.

La culture biologique

S’est fait un nom

Sur la qualité

Des produits proposés.

 

 

PLASTIC BAG

Ce petit bout de plastique

Va polluer la mer,

Il a beau être très pratique,

Il finit brûlé dans l’atmosphère.

Plastic bag, je range dans mon cartable

Les livres sur l’histoire de la vie

Que silencieusement tu détruis.

Tout un écosystème marin

Est déréglé c’est certain.

Les poissons ne peuvent pas te tolérer :

Dans leur sanctuaire, 

Tu tues les enfants des océans,

Ils ne sont plus protégés comme avant.

La liberté, c’est de trier

Et de ne rien déposer sur les plages,

Ces immondices font un carnage,

Cette saleté mérite un bon coup de ménage.

La prise de conscience est collective,

Les amoureux de la nature, les artistes

Puis les hommes politiques suivent

Et c’est tout le monde qui est demandé

Quand il s’agit de nettoyer.

L’écologie arrive

A point nommé

Pour que la nature retrouve

Sa dignité.

 

 

MANIFESTATIONS

Quand le pays se divise

En plusieurs sensibilités,

Quand la violence s’installe,

La République devient instable.

Personne n’a le droit

De tuer pour des idées,

Elles peuvent être discutées, défendues,

Par le droit et par la rue.

Ce sont les imbéciles

Qui font la guerre civile,

La société

Est là pour nous protéger.

D’où que vous soyez,

Où que vous soyez nés,

Vous devez être respectés.

Ceux qui sont morts pour leurs positions

Sont les martyrs de la Nation.

Les gamins attendent de vous

L’héritage de leurs rêves,

Ne les décevez point

Par ces batailles de clochers.

Si vous voulez vous opposer,

Evitez le combat,

Le chemin c’est la paix,

L’extrême n’a pas de place

Dans une démocratie vivace.

 

 

FATALE

Petite drogue douce,

J’ai déjà goûté à tes délices

Mais aujourd’hui,

Tu es la femme que je ne veux plus.

Ceux qui succombent à tes charmes

Partent dans de doux délices,

Ils perdent le contrôle

Et alors la réalité s’envole

Comme un oiseau.

Fumer, c'est s'amuser,

Mais l’atterrissage est rude,

Alors ils veulent recommencer

Car ils sont accros.

Ils savent qu’à l’autre bout

De la terre,

Le shit alimente la guerre, la misère,

Mais l’accoutumance

Fait d’eux des clients fidèles

A ces malfrats qui vident leurs poches.

Ils consomment

Car ils sont mal dans leur peau,

Mais la prison, c’est leur maison.

Il faut parler

Pour éviter de recommencer,

Pour devenir un individu sérieux,

Celui qui sait dire non

A la tentation.

Leur famille va les soutenir

Pour éviter le pire,

La mort par overdose.

 

 

DAME NATURE EN COLERE

Dame nature

A été exploitée,

Salie, polluée, brûlée.

L’homme a tout saccagé

Avec son activité.

Pourtant ce soir,

C’est l’espoir,

Des visionnaires

Replantent les forêts,

Alertent

Sur le dérèglement climatique,

Sur l’extermination systématique

De la faune et de la flore.

La nature a souffert,

Mais elle reprend son droit

Et foudroie

Celui qui la malmène.

Car elle est encore la plus puissante,

Et avec ses déferlantes,

Elle nous punit,

Nous ses fétus de paille.

Elle gagne toutes ses batailles,

Elle a toujours le dernier mot

Alors c’est à nous de faire attention

A ses émotions.

Sa colère

Vient des entrailles

De l'univers,

Les vents hurlants

Nous sidèrent,

Rugissant

Dans l’atmosphère

Que nous respirons.

Pour la planète,

Posons une bougie,

Prions…

 

 

LES PRUNES

C’est la saison des prunes,

Les enfants prennent l’échelle

Et grimpent vaillamment

Le long du tronc montant.

Les fruits finiront

Dans une confiture ou une tarte,

Mais l’important

C’est de ne pas travailler pour des prunes,

Alors ramassons ce don,

Faisons le fructifier,

La pâtisserie locale

Deviendra une entreprise mondiale.

Il faudra simplement veiller

A ce que les gendarmes

Ne nous collent pas une prune,

Alcoolisés que nous serions

Par une petite prune.

Alors pour la sécurité routière

Nous ne prendrons qu’un jus de fruit,

Et nous irons semer les noyaux

De ces prunes ces joyaux.

 

 

MORPHEE

Cette nuit,

Dans mon petit pyjama rayé,

J’ai rêvé

Que j’étais le roi du monde,

Que les filles

Etaient à mes pieds

Et que j’avais tué la bête immonde.

Quand je me suis réveillé,

J’ai réalisé

Que ce n’était qu’un songe,

Il fallait que je me lève

Pour aller travailler.

La promesse de Morphée

S’était envolée,

Elle avait emporté avec elle

Tous mes désirs de puissance,

Le sommeil avait accueilli

Tous mes délires de jouissance.

Maintenant, il fallait accepter

De retomber sur terre,

La rude atmosphère

Du monde des vivants.

Mais c’est plus attrayant

De ne pas s’envoler

Vers ces mirages célestes,

Alors je me suis fait une raison,

Moi l’artiste je suis en mission

Pour peindre la nuit mon oraison.

 

 

LA DEVISE DES CHEVALIERS    

Plus vite,

Plus haut,

Plus fort,

Les chevaliers

N’ont pas de limites,

Leur devise,

C’est d’aller

Le plus loin,

De chercher

La gloire

Au firmament,

S’élevant

Au-dessus

Du champ de bataille,

Ramenant les médailles,

Se souvenant

De ceux tombés au combat,

N’oubliant pas

D'honorer

Le courage.

C’est l’apanage

Des grands

D’entretenir

La flamme de l’humanité,

Quand fane l’espoir,

Quand arrive l’ombre.

Ils font fuir

Les jours sombres,

Victorieux

Au nom des libertés,

Le grand soir

Des alliés

 

 

ECRIRE

Ecrire, c’est ma sève,

C’est mon sang,

C’est ma vie.

Je pourrais y passer

Tout mon temps,

Remplir

Des cahiers entiers,

Dessiner

Un tas de croquis.

Tous les jours,

Je me demande

Si mon œuvre est finie,

Je voudrais arrêter

Mais les idées

Se bousculent encore,

S’amassant dans mon esprit,

Demandant mon crayon

Pour les coucher

Sur le papier.

J’ai encore

De l’inspiration,

Les sujets

Arrivent à la conclusion,

Mon ambition,

C’est de tout embrasser

Pour ne rien oublier.

 

 

LA SOLITUDE DU COMBATTTANT

Mon papa

Est parti tranquillement,

Je me sens bien seul

Face aux vents tournants.

J’entends les hurlements

De ces guerriers assoiffés

Qui voudraient voler

Son héritage convoité.

Mais il faut le mériter,

Et c’est à moi et à moi seul

Que revient la gloire

D’entretenir sa mémoire,

C’est tout mon amour

Que je ne lui ai pas dit

De son vivant

Que je lui rends

Maintenant.

Ce père qui m’a tant donné,

A un moment, c’est mon regret,

J’ai pu le dédaigné.

Il ne montrait rien

Même s’il était blessé.

Il pourra compter

Sur ma combativité

Pour laisser sur terre

L’image radieuse

D’un grand-père

Qui a tout réussi.

Il serait ravi

De ce qu’on dit

Maintenant sur lui,

J’aurais aimé

Que ce visionnaire

Le sache de son vivant,

Il l'avait sans doute deviné,

Nos souvenirs

sont nos plus beaux cadeaux.

 

 

L’ENFANT DES BARRICADES

Ils étaient montés

Sur les barricades,

Les ouvriers révoltés

Par tant de brimades.

Ils manifestaient

Leur colère,

Les armes au poignet,

Fuyant la misère.

Ils mettaient en offrande

Ce gamin au-devant.

La réprimande

Venait du gouvernement,

Qui voyait la révolution

Poindre à l’horizon.

Alors aux enfants,

Il promit l’éducation,

Aux parents,

De meilleures conditions.

C’est ainsi que la cohésion

Revint dans la Nation,

La bataille de la rue

Avait été gagnée,

Le droit avait vaincu

Là où le sang avait été versé.

 

 

LES AMANTS DU PONT DES SOUPIRS

Les amants du pont des Soupirs

Avaient l’un pour l’autre des sourires,

De leur première rencontre ils avaient souvenir

D’une apparition comme avenir.

Ils s’étaient déclarés leur flamme

Mais la famille de la femme

Les avaient chassés,

En effet elle ne pouvait tolérer

Un amour aussi accompli.

Alors un petit bambin naquit,

Tout le monde se réunit

Pour célébrer le baptême

Et signer la fin de la haine.

Alors on put dire que la passion

Des amants du pont des Soupirs

Avait donné à toute la population

Son lot d’émotions.

Ces amoureux et leur bébé

Etaient au centre de l’humanité,

L’avenir des rois

Passait par leurs combats,

Et c’est en portant

D’un air triomphant

Le nouveau-né

Dans la ville libérée

Qu’ils apportèrent la paix

Devant un ennemi défait.

 

 

LE CUIRASSE MISSOURI

Le cuirassé Missouri

Etait un magnifique

Bateau de guerre,

Il a lutté dans le Pacifique

Contre un adversaire tenace.

De Pearl Harbor a Midway,

Il a tout fait,

Il bombardait

La puissante flotte ennemie.

Alors on l’a choisi,

Le conflit fini,

Comme un symbole de paix,

Pour y signer la victoire

Des forces alliées.

Avec tous les américains,

Il est entré dans l’Histoire,

Icône d’un combat

Qu’on ne pouvait

Plus tolérer ici-bas.

Les fiers marins

De ces batailles navales

Virent ainsi la fin

Du cauchemar

Sur leur arsenal.

La nation

Avait accompli sa mission,

Désormais l’humanité avait

Son horizon,

Celui pour lequel

Des soldats avaient la foi,

Donnant leur vie

Pour la démocratie.

 

 

LES AMIS DU PONT DE BROOKLYN

Le pont de Brooklyn

Est le lien

Entre les civilisations.

Riches ou pauvres,

Noirs ou blancs,

Chrétiens ou musulmans

Déambulent lentement,

En voiture ou à pied

Vers leur destination préférée.

On circule sur cette voie sacrée,

Saluant les ingénieurs

Qui l’ont construit,

Lui le prestigieux bâtiment

Qui été comme hiver

Brave les éléments.

Les gratte-ciels

De New York

Sont de sa famille.

Les ouvriers,

Ces petites fourmis

Ont engendré d’un colosse

De pierre et d’acier.

Il paraît invulnérable,

Il veille sur la ville

De jour comme de nuit,

Pour l’éternité son infini,

Au milieu de ses amis,

Les amis du pont de Brooklyn.

 

 

LA FORET NOIRE

Cette forêt noire

Est le nid douillet

A l’origine du monde.

C’est un gâteau

Qui se mange

Avec appétit,

Il est pour les grands,

Ceux qui veulent

Que leur bébé

Sorte de cette pâtisserie,

Car c’est la vie.

Ne vous y trompez point,

Ceux qui pénètrent

Cette végétation

Doivent être admis

Par la plus haute autorité,

Cette femme intransigeante

Qui ne donne ses secrets

Qu’à ceux qu’elle aime.

C’est en couple

Qu’on verra le menhir

Se dresser au milieu de cette verdure,

On entendra alors

Les hurlements de joie,

La jouissance de la princesse

Dans son château

Au milieu des bois.

 

 

LE SPECTACLE DOIT CONTINUER

Chers amis,

Papy est parti

Sans voir la fin du spectacle,

C’est-à-dire la débâcle

De ses ennemis.

Papy, rassures-toi,

Nous continuerons le combat,

La paix arrivera

Et d’en-haut tu la salueras.

Tu t’es sacrifié

Sur l’autel de la postérité,

Il restera de toi l’image

D’un grand sage.

J’aurais voulu que tu voies

La fin de la guerre,

Les héros ne meurent pas

Dans la misère.

Alors nous mettrons des fleurs

Sur ta tombe,

Et les bombes

Ne feront plus de malheurs,

Grâce à toi, papa,

Qui a montré le chemin

D’un final divin.

Sinon c’était le trépas

De toute une génération

Qui aura pour toi

De la vénération.

C’est le début de la prospérité

Là où tu as semé.

The show must go on,

For that everything you have done…

 

 

O FILLE  

O fille,

Ma douce fille,

Tu es l’héritière

De mon empire.

Tu as dix-huit ans,

J’ai connu ta mère

Il y a si longtemps,

J’étais étudiant.

C’était l’amour d’un soir,

Pendant les vacances,

Un instant magique

Que je ne regrette pas.

Mais je ne t’ai pas vu grandir

Et aujourd’hui,

Tu me demandes des comptes,

Tu veux savoir quel père je suis.

C’est pour ça

Que tu es venue me voir,

Tu as peut-être

Une dent contre moi.

Saches que je rattraperai

Ce temps perdu

Car je ne savais pas

Que j’avais une fille

Aussi génial, aussi gentille.

Je dois te mériter,

Je ferai attention à toi,

Je vais te protéger,

Car tu es la plus belle femme

Qu’un homme voudrait épouser.

Ils ont pour toi la même flamme,

Que celle que j’ai eue pour ta mère,

Quand je l’ai rencontrée.

 

 

ANDY ET CLARK

 

Andy et Clark

Sont deux homosexuels,

Ils vendent leur marque

De vêtements au naturel.

 

La société

Vient d’accepter

Le mariage pour tous,

Mais le pape tousse.

 

Andy a quitté ses amis,

Clark a quitté sa famille

Mais ils ne sont pas à l’abri

De ceux qui veulent leur piquer leurs billes.

 

L’entourage garde le secret

De leur relation,

Il a honte de leurs émotions,

Ils doivent se tenir discrets.

 

Les deux amoureux

Filent le parfait amour

Mais un jour,

Ils sont ruinés, humiliés, brisés

 

Par un catholique effréné

Dont la fille est amoureuse d’Andy.

Celui-ci par des remords gangrené

S’en va au paradis.

 

Clark prépare la mémoire

De ce qu’il restera d’eux,

Innocents ils sont tous les deux

Et à son tour il part.

 

Décidément quelle intolérance

D’une société qui lance

L’idée d’universalité

Quelle que soit les positions affichées.

 

 

ELVIN ET VIRA

 

Elvin et Vira

S’aimaient l’un et l’autre,

Lui était meunier de farine d’épeautre,

Elle était une diva.

 

Mais le monde les divisait,

Il était pauvre, elle était riche,

Pourtant elle était une petite biche,

Lui était un travailleur parfait.

 

Ils voulaient célébrer leur union,

Leurs familles respectives ont dit non :

Ils n’étaient pas de la même religion.

Pour eux c’était la consternation.

 

Alors ils se voyaient en cachette,

Leur amour devint un supplice,

Entre le cœur et la réalité, cette actrice,

Ils expédiaient leur tendresse à la sauvette.

 

Mais le curé vit un jour les amoureux,

Bras enlacés, petits mots doux,

Il s’empara d’un courroux,

Qui les sépara tous les deux.

 

Ils ne se virent plus jamais

Sinon leurs familles disparaissaient.

Ils s’envoyèrent des lettres

Où leur douleur allait apparaître.

 

Ils furent chacun mariés de force,

Mais sur leur peau, cette écorce,

Ils avaient tatoué leurs deux noms

Dessiné à l’unisson leurs blasons.

 

Vira, prise de chagrin, mourut sur scène,

Elvin, quand il le sut, se tua à la peine.

Ainsi dans la légende on chante

Cette union divine, tendre, épatante.

 

Ils se sont rejoints aux cieux,

Ils ne sont plus malheureux,

Restent sur terre les regrets

De ceux qui les connaissaient.

 

 

BRETAGNE

Pays des elfes et des lutins,

Forêt de Brocéliande mon amie,

Nous voici.

La Bretagne,

Ses contes et ses légendes

Dansées au son

De la cornemuse,

C’est l’art populaire

Qui s’amuse,

Voyez ces bols de céramique

Peints en musique.

Tôt le matin,

Les marins,

Ces pêcheurs

S’en vont au large.

Leur fragile coquille de noix

Les amène vers les bancs de poisson,

Ils ont l’océan pour tout horizon,

Car les bretons

Sont des forçats

A la tête dure,

Ils n’oublient pas

Que la nature

Se mérite.

Ils ont leurs rites,

Leurs calvaires

En pierre

Sont la preuve sacrée

Que leurs prières

Sont une dévotion

A leur religion.

Aujourd’hui,

Les bretons s’en vont

Vivre l’aventure

A travers le monde,

Mais ils tissent des liens

Et fondent

Leurs relations

Selon leurs traditions.

 

 

A MON PAPA

A mon papa,

Qui nous a quittés

Ce dimanche soir

Par ce temps nuageux.

Il est mort bienheureux,

Tranquillement,

Rejoignant le firmament

De ces étoiles

Qui ont brillé dans leur vie.

Il est parti

Après avoir accompli

Son devoir,

Son existence

N’a pas été facile,

Mais soldat militant,

Il a lutté

Apportant un peu de chaleur

Dans ce monde,

Sans heurts.

Heureusement,

Il a eu du plaisir aussi,

Goûtant aux joies les plus simples,

Partageant avec sa famille

Des instants délicieux,

Lui le professeur méticuleux.

Nous étions si soudés

Dans l’adversité,

Mais Dieu l’a rappelé.

J’espère qu’il sera là,

Là-haut, dans l’au-delà,

Pour nous guider,

Nous sa famille éplorée.

Je vais tout donner

Pour entretenir sa mémoire,

Celle des grands hommes

Qui ont accompli de grandes choses,

Ici-bas.

 

 

LE MAL-ETRE DE LA VIE

C’est un jeune élève-ingénieur

En plein doute existentiel

Se posant des questions

Sur son avenir,

Qui traîne son passé

Comme un boulet,

Fuyant vers l’avant,

Instable au demeurant.

Il faut lui parler calmement,

Le rassurer sur sa valeur,

Lui éviter le malheur

De rentrer en dépression,

Décomposé, largué à l’unisson.

Il faut lui permettre

De se reconstruire lentement,

D’apporter des réponses

Pour qu’il reprenne l’avantage,

Et ô joie,

Le voir diplômé

Sinon c’est un raté.

C’est ma jeunesse

Que je vous ai contée,

Et plein de liesse,

J’ai survécu,

J’ai vaincu

J’ai triomphé.

Je me suis réadapté

A la vie.

Cette douce symphonie

Apporte le plaisir

D’aboutir

A la paix intérieure,

Quel bonheur !!!

 

 

MA CHERE ET TENDRE

Ma chère et tendre,

Je t’aime comme au premier jour,

La foudre en moins,

Celle qui a cassé notre baraque

Avec ses éclairs en bois.

Je pense à toi à chaque instant,

Ton souvenir

Emplit ma tête de tes réflexions,

Et c’est avec émotion

Que vingt ans après

Notre première fusion,

Je te demande en mariage.

Je retrouverai la passion

Qui nous a si longtemps unis,

Je serai à tes petits soins

Pour que tu ne manques de rien.

Ne panique pas,

Je suis simplement amoureux,

Et ma tête brûlée est un peu

A l’image de notre liaison,

Une folie douce,

Qui enflamme les cœurs,

Qui fait un peu peur,

Mais qui chasse les malheurs

Qui nous attendraient

Tout à l’heure.

 

TOI LE DREAMLINER

Toi le Boeing 787,

Prestigieux héritier

D’une grande lignée,

Celle de tes petits

Et grands frères,

Du 707 au 747,

Tu es le dreamliner,

Celui qui fait rêver

Dans le ciel.

Ta ligne pure

Fend l’air,

Gracieux oiseau,

De nuit comme de jour,

Tu rallies les continents

Au-dessus des flots,

Réduisant

Les distances entre les hommes.

Lien physique

Entre les humains,

Tu complète

Avec l’harmonie

Et la grâce

Qui est la tienne

Les moyens de communication

Modernes,

Ceux qui sont immatériels.

Mais toi tu es réel,

On te prend pour se rencontrer,

Les voyageurs

Que tu portes

Peuvent te palper,

Voir tes ailes

Si majestueuses

A travers le hublot.

Aussitôt

C’est l’émerveillement,

Quand tu touches

Les nuages,

Le soleil levant

Sur l’empennage.

Bientôt tu arriveras,

Fin du voyage,

Et c’est une nouvelle journée

Qui débutera,

Eternel recommencement

D’une gigantesque

Toile d’araignée,

Reliant les aéroports,

Ces escales de l’air

A la douce atmosphère.

Décidément,

Tu transporte

L’imaginaire.

Les âmes et les corps

Sont conquis

Par ta lignée

Et ton idéal

Exquis.

 

TOI LE QUEEN MARY II

Toi le Queen Mary II,

Si majestueux,

Digne héritier

Des transatlantiques,

Paquebot de croisière

Emérite,

Liner

De tous les superlatifs,

Tu fends les flots.

Tu es le plus beau,

A travers l’océan,

Vers ces contrées lointaines,

Tu transportes

Ces milliers de passagers.

Ton histoire,

C’est celle du siècle dernier

Où les migrants et les riches

Prenaient le même bateau

Vers les Amériques.

Misère ou luxe,

Ils vivaient l’aventure

Et les marins chevronnés

Les amenaient

A destination,

Ce lointain horizon,

Qui n’a pas changé

Alors que la technique

A évolué.

Tu es né

Dans ce chantier

Mais tu portes

Dans tes entrailles,

Telle une mère,

La vie de ces bébés

Que tu dois amener

Là où ils l’ont demandé.

Maintenant,

C’est l’heure de dormir

Mais tu n’as pas sommeil,

Tu veilles

Sur la vie

De tes protégés.

 

 

QUI VEUT CA ?

Vous avez voulu nous tuer,

Moi et ma famille,

Au nom de quel droit

Nous en vouloir comme ça ?

Nous sommes des honnêtes gens,

Vivons cachés au grand jour,

Vous répandez la haine,

Nous prônons l’amour.

Si nous culbutons,

C’est le monde qui tousse,

Notre fin signifierait

La chute de l’empire romain.

Si vous ne voulez pas

Revenir au Moyen-Age,

Il va falloir nous sortir de là,

J’attends le grand jour

Où une main prendra la mienne,

Notre douleur par merveille s’éteindra

Et le feu disparaîtra

 

 

LA POUDRIERE

Une guerre part de nulle part,

C’est l’enseignement de l’histoire,

Il suffit de quelques agités

Pour un continent enflammer.

Ces personnes sont influencées

Par ceux qui veulent un conflit,

D’un intérêt bien compris.

Mais il n’y a pas de fatalité,

Le pire peut être évité

Quand on sait mener

Ses armées.

L’ennemi est partout et nulle part,

Mais pas plus tard que ce soir,

Je suis agressé

Et cela peut dégénérer,

Car ils frappent les faibles,

Les puissants sans défense,

Pour les provoquer

Et gagner.

Les petites histoires

Font ainsi la grande.

Point de haine,

Que d’amitié, s’il-vous-plaît.

 

 

PAPY, RESTE !!!

Mon cher papy,

Reviens-nous vite,

Mamy t’appelle,

Elle a encore besoin de toi.

Tu as eu

Une belle existence,

Tu as souffert,

C’est l’essence

De la condition humaine,

Celle que j’ai tenté

D’améliorer.

Sois fier de moi,

Je n’en ai pas l’air

Mais j’ai réussi

Dans la vie.

Tu partiras

Quand le bon Dieu t’appellera,

En attendant reste,

Je t’en prie, reste,

Ta fille vient te voir,

Elle vient voir l’honneur

D’une famille malmenée

Qui a fait son trou

Dans la société.

Tous les deux

Nous avons forgé

Le nom de la gloire,

Le nôtre,

Et puisqu’il faut mourir,

Je vais te dire,

Tu as mérité le paradis,

Mais attends un peu,

Profite en ces heures

Du bonheur

De savourer la victoire

Que j’ai été chercher

Pour toi,

Un peu de répit

Avant l’au-delà.

 

 

RADIO !!!  

Ma radio grésillait,

Les soldats n’entendaient

Plus les ordres,

Ils étaient désorientés,

Prêts à se donner

Au premier venu.

Mais qui a brouillé les ondes,

Pour m’isoler,

Me faire haïr,

Me faire détester ?

Les ennemis

N’ont pas trouvé grand-chose

Mais ils en ont fait

Une affaire d’Etat

De me couler.

Ils m’ont provoqué,

Me traitant de dictateur,

En semant la haine,

Ils ont récolté l’outrage

Et c’est en libérateur

Puisant dans mon courage

Que j’ai gagné le duel

Et que j’ai redonné raison

Au sens du mot liberté.

Aujourd’hui,

Vous pouvez me remercier.

Je n’oublierai jamais

Le long chemin que j’ai parcouru,

Seul, au milieu du désert.

Je n’oublierai jamais

La peur indicible que j’ai vécue

De ne pas ramener la paix.

Nous garderons nos secrets,

Car on me susurre

Que la République a gagné,

J’y suis pour quelque chose,

J’en suis sûr.

Moi, l’homme de l’ombre,

Attendait impatiemment cette victoire.

Je peux demander ce grand soir

D’être traité avec honneur,

Ma gloire me permettra

De rester dans vos cœurs,

Tout ce qui compte,

C’est que mon œuvre me survivra,

Dans le futur on verra

Pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

Mais pour l’heure,

Je savoure le statut de héros

Qu’on m’a donné aussitôt.

 

 

VICTOIRE !!!

Dehors, il pleut,

Il fait soleil,

Le temps n’est pas sûr

Et pourtant je suis certain,

Je suis serein,

Mon humeur est au beau fixe

Car j’ai jalonné,

Durant toutes ces années

Mon chemin de petits cailloux,

Et tel le Petit Poucet,

Nous retrouverons la route,

Semée d’embûches,

Nous retournerons

Dans notre ruche.

Je suis revenu chez moi,

Après toutes ces aventures,

Plus frais et plus mûr,

J’ai grandi de l’intérieur,

J’ai repoussé tous ces murs,

J’ai retrouvé l’amour,

Ma famille ne m’a jamais abandonné,

Mais elle m’a manqué.

Maintenant fini de jouer,

Nous sommes soudés,

Fils, frère et oncle,

J’ai été attaqué.

Alors autour de moi

Ils se sont rassemblés,

Je suis devenu le chef

En toute légitimité

Et nous agirons

En toute dignité,

Union sacrée

D’une puissance nouvelle

Qui fait des étincelles.

Les jaloux se sont tus,

Je les ai eus

Au jeu de société.

Maintenant nous sommes armés,

Ma plume et ma clarinette

Ont fait place nette,

Occis les plus bêtes

Pour que je puisse exister,

Vivre et prospérer.

C’est l’heure de ma fortune,

Je suis né sous la bonne lune,

Laissez-moi créer,

Laissez-moi décider,

Je raconte la vérité.

 

 

ILS ONT PIQUE LES CERISES

Les arabes m’ont foutu dedans,

Ils m’ont piqué mes cerises,

O sacrilège elles étaient pour papy.

Le monde n’a aucun respect

Pour moi et ma famille,

Il m’oblige à aller

Là où je ne veux pas.

J’ai mes diplômes d’ingénieur,

Je suis brillant et cultivé

Et ils voudraient me donner

Un travail d’ouvrier en CAT,

Honte suprême d’être parmi

Les débiles et les illettrés.

Je refuse net,

Je préfère faire la guerre,

Et alors vous regretterez

De m’avoir sous-estimé.

Madame la reine,

Je refuse votre proposition,

Passez votre chemin,

Signez-moi un autre contrat,

C’est la gloire, la fortune

Et la reconnaissance

Que je demande au peuple mondial.

 

 

J’EN AI MARRE

L’horreur a frappé,

Elle m’a touché,

Elle a changé ma vie,

Désormais j’ai un ennemi

Qui veut m’obliger

A prendre les armes,

Je ne dois pas pleurer,

Ne pas verser une larme

Car j’ai des responsabilités.

J’aurais pu décoller,

Mais j’ai les pieds attachés

A ce boulet qu’est la guerre,

Décidément je dois me battre,

Mais je n’aime pas cette atmosphère,

J’aurais préféré la gloire et l’argent

Et j’ai cette vie de militaire

Qui m’empêche d’aller de l’avant.

Je haïs cette fille,

Cette brune aux yeux clairs,

Elle a bouleversé mon existence,

Elle me pille,

La foudre est tombée avec l’éclair,

J’ai bien mal quand je pense

A toute la douleur qu’elle m’a pu faire.

 

 

TORPILLAGE !!!

J’ai torpillé mon ennemi,

Il essayait de me noyer, c'est dit,

Mon sous-marin atomique

A envoyé le missile balistique.

Je me suis défendu

Un peu comme j’ai pu,

Au milieu d’une meute j’étais coincé,

Alors mon trou j’ai creusé,

J’ai appelé au secours

Et c’est mon amour

Qui entendu le message,

Mes marins bien sages

Se sont battus avec rage.

Maintenant ce sont les autres,

Ceux qui sont mes apôtres,

Qui vont lutter pour me dégager,

Venez vers nous, écartez-moi du danger.

L’arme a pris sa plume,

Elle chante l’amertume,

Car la dictature a répliqué,

Dans ses derniers jours elle a saigné,

Un kamikaze s’est explosé,

La République victorieuse

Est malheureuse

D’avoir perdu des petits,

C’était le prix

De la tranquillité.

Nous allons soigner les survivants,

Avec la dignité s’imposant,

Pleurer et honorer nos morts,

Je vais signer le traité alors,

En écrivant ma meilleure prose.

Ne soyez pas morose,

Nous sommes enfin libérés,

Espérons que la violence va s’arrêter.

 

 

ILLUMINATIONS

Tu brilles sous les rampes,

Fais attention aux lampes,

Elles t’illuminent de mille feux,

Je serais séduit pour un peu.

Mais tu es tel le soleil couchant,

La nuit vient qui me fait peur,

Tu m’as brûlé les yeux,

Pourtant point de rancœurs,

J’ai quand même fait le vœu

De fixer ton regard.

Ma locomotive entre dans ta gare,

Messieurs dames nous sommes arrivés

Dans la ville du bonheur,

Prenez soin d’admirer

Cette statue en acier,

Nous irons tout-à-l’heure

Visiter la fonderie

Qui a produit cette merveille,

Celle qui tard le soir veille.

Je parle de toi, ma chérie,

S’il te plaît prends vie,

Je mourrai à l’instant

Où tu t’en iras, disparaissant.

 

 

ALLONS CUEILLIR LES CERISES

La nature est généreuse

Avec toi ma bienheureuse,

C’est le temps des cerises,

Viens les ramasser ma promise.

Le soleil s’éternise,

Ma joie est permise

Car dans mes filets tu t’es prise.

Je ne te laisserai point partir,

Je deviens orgueilleux,

Car je suis heureux

Et pas qu’un peu

De te voir si belle

Telle la mirabelle

Que je viens de cueillir.

Lorsque les nuages

Dans les cieux feront ombrage,

Les dieux apparaîtront,

Ainsi les étoiles brilleront,

Le monde sera alors parfait,

C’est la promesse que je te fais.

 

LA BELLE AUX SOUCIS

Ma belle, tu vivais sans soucis,

Comme cette fleur

A l’abri du malheur,

Puis le ciel s’est obscurci,

L’horreur s’est abattue

Sur ta tête étonnée.

Tu as perdu ton mari,

Femme, tu as été violée,

Ton enfant a été enlevé.

Plus de révolte dans la rue,

La dictature a recouvert

Une partie de l’univers.

Les armées de la libération

Dans l’ombre s’affairent,

Bientôt elles atteindront ta maison,

Tu dois entrer en résistance,

Faire la révolution

Pour combattre l’errance

D’un monde bien malade.

Viens, allons chanter une balade,

Celle qui atténue les souffrances,

Celle qui comme une danse,

Unie les peuples endeuillés,

Ravive la foi des libertés,

Cette fois-ci nous avons échappé

Au mal généralisé,

Allons prier Dieu

Allons le remercier.

 

 

PARTIR LOIN D’ICI, EN CALIFORNIE

Et si nous partions loin d’ici,

Comme la vieille anglaise,

Le merveilleux Queen Mary,

Le paquebot de nos ancêtres,

Pour aller aux Amériques,

Sur notre quai de Californie ?

Nous prendrions un avion gigantesque,

Nous irions dans la Silicon Valley,

Là où tout se passe, en simultanée,

Pour fonder notre société high-tech.

J'ai une idée fantastique,

Il faut la mettre en pratique.

Nous profiterions de la richesse

Créée par notre compagnie,

Nous serions les nouveaux arrivistes,

Mais pour cela nous avons étudié,

Et nous allons bosser comme des dingues.

Quittons la vieille Europe sclérosée,

Comme tant de migrants avant nous,

Prenons la route, faisons notre trou.

Notre start-up va devenir une multinationale,

Nous la coterons en bourse,

Nous partirons à l’internationale,

Des dividendes pleins les poches,

La fortune n’a jamais été aussi proche,

Des sous nous en aurons tant,

Que nous irons à Las Vegas

Claquer notre thune,

C’est la joie d’être riches

Qui nous fait avancer,

Viens ma biche,

Allons danser,

Est venue notre heure

De trouver enfin le bonheur.

 

 

L’INNOCENT

Si j’étais coupable,

Vous me mettriez en tôle,

Vous n’en êtes même pas capables,

Je ne bois plus de gnôle.

Vous me reprochez des faits

Dont je suis bien innocent,

Le tribunal n’est pas assez grand

Pour juger les gens parfaits.

Ma prison est imaginaire,

Les barreaux, c’est de l’air,

Je suis dans une position confortable

Pour me défendre contre les minables.

Si j’avais les fers,

Je ne pourrais pas réagir,

Vous n’avez qu’à lire

Le compte-rendu du maire.

Ce que je suis en train d’écrire

Prouve mon innocence,

Il faut des preuves je pense,

Alors pour cela je dois occire

Le petit dictateur

De mon enfance,

Celui qui m’a fait peur

Menant le monde à l’errance.

 

LA DEROUTE AU BOUT DU CHEMIN

Tu m’as abandonné, ma chère,

Tu es partie en me laissant

Au plus mauvais moment.

J’avais besoin de toi

Contre ces vipères,

Mais tu as fait le choix

De rentrer là-bas.

Moi je suis resté,

Je me suis fait critiquer

Pour tout ce que je t’ai fait,

Je n’étais pas mauvais,

Si jeune, si innocent,

Je voulais aller de l’avant.

J’ai failli tout laisser,

Ça aurait été la déroute,

J’ai profité du doute

Pour me redresser.

Je n’étais point solide,

Il a fallu des années,

Je n’avais point de guide,

Maintenant ça va mieux,

Je suis un artiste heureux.

J’ai reconstruit ma vie

De mes mains,

Ce que j’ai bâti,

Vous ne me le volerez point,

C’est un gratte-ciel

Pour tutoyer les nuages,

J’y accueillerai ma belle

Sans faire d’ombrage.

 

 

NOTRE FILS

Notre fils a dix-huit ans,

Il paraît que c’est un génie,

Il est déjà en école d’ingénierie.

Il a hérité de ta beauté

Et de mon intelligence,

Imagine si c’eut été le contraire,

Il aurait l’air stupide maintenant.

Il n’est pas encore mature,

C’est toujours un enfant,

Il a besoin de ses parents,

Réunis autour de lui,

Sinon il part à l’aventure

Quand rien ne va droit devant.

J’ai été forcé

De vous abandonner,

Tu étais bien solitaire

Pour l’élever.

Ce petit a besoin de son père,

Sinon il ère,

Il a grandi trop vite,

Dans ce monde si brutal,

Celui des adultes,

Alors laisse-moi cette chance

De lui apporter mon éducation,

Je vais rattraper le temps perdu,

Je vais l’accompagner dorénavant

Je le dis avec une grande émotion.

Tu n’y peux rien,

C’est aussi mon gamin,

Je viendrai le chercher demain.

 

 

QUAND VIENT LA LUMIERE

Que la lumière transperce l’ombre,

Que les maisons se relèvent des décombre,

Que l’atmosphère quitte son air sombre,

L’heure est à la joie, une fête sans encombre.

Il y a des moments où il faut savoir combattre.

Est venu le temps des misérables qui vont abattre

Le mauvais sort jeté sur leurs maisons,

C’est au nom de la nation

Qu’ils vont utiliser leurs canons,

Ils sont tellement nombreux

Ces chevaliers preux,

Qu’ils vont faire fuir

L’armée du pire.

Alors nous serons tranquilles,

Pour un moment du moins,

Après il faudra des vigiles

Pour conforter les lendemains,

C’est-à-dire la paix des braves,

Obtenue aujourd’hui sans entraves

Pour ceux qui ont envie de justesse et de justice.

On a évité pour l’instant le précipice,

Est venu le moment de célébrer l’armistice.

 

 

MOI PRESIDENT

Moi président,

Je ferai des miracles,

Moi président,

J’accomplirai les oracles.

Vous serez contents,

J’améliorerai le présent

Et pour le futur,

L’histoire parlera

De notre aventure,

Nous serons ensemble,

Dans cette épopée

Qui nous rassemble,

Ce lien que nous allons forger.

Je comblerai les desideratas

Des nouvelles générations,

Celles que nous oublions

Quand nous prenons

De nouvelles résolutions.

Le chantier est grand,

Je me mets à la tâche,

J’ai cinq ans

Pour que rien ne lâche.

C’est une page qui s’écrit,

De ce que je vous ai promis,

Je ferai tout ce que j’ai dit,

A tout prix,

Je n’arrêterai que quand j’aurai fini.

J’aurai alors gagné,

Ce fabuleux défi,

Le combat contre les vieux démons

D’une République malmenée.

J’aurai fait gagner la raison

Dans notre belle nation,

La France se sera redressée,

Regardant avec foi l’avenir,

Nous aurons pu nous unir

Pour donner un souffle nouveau,

Celui de l’espérance

Qui se transformera en confiance,

La réussite est pour bientôt.

 

 

CE QUE JE VEUX FAIRE

J’ai le pays sur les bras,

Vous vous demanderez

Ce que je vais en faire là ?

La priorité sera l’emploi,

En favorisant l’entreprise,

La création sera permise,

Autorisée, encouragée

Car ces initiatives vont mener

Vers plus de prospérité.

J’assurerai votre sécurité

En favorisant l’armée,

Ces canons qui vous protègent.

Il faut aussi que je vous allège

De ce qui vous broie, les impôts.

Je donnerai des crédits aux hôpitaux

Et l’éducation ne sera pas en reste.

Pour les relations internationales j’atteste

Une certaine condescendance,

Ce qui compte c’est la France,

Je veillerai à sa souveraineté

Comme si c’était mon dernier-né.

Nous saisirons notre chance,

L’accueil sera juste et équilibré,

Il s’agit de s’occuper de la cohérence

Et de la solidarité

De la société.

 

 

LE DIEU SOLEIL

Le dieu soleil

A fait son apparition

Pour les moissons.

Je m’émerveille

Lorsqu’il se couche,

Je le touche

A l’horizon.

Quand il est en colère,

Râ s’exaspère,

Si on le laisse faire

C’est le désert.

Alors la pluie est bienvenue,

L’eau tombe des nues

Et c’est un magnifique arc-en-ciel

Qui me rappelle

Que l’homme est bien petit,

Dépendant des saisons,

La nature a fait son lit,

Je me calfeutre à la maison.

J’attends que passe l’orage,

La lumière fait son apparition,

Elle est tel un heureux présage

Que j’accueille avec dévotion.

 

 

LE TEMPS

Je voudrais que le temps s’arrête

Ne serait-ce qu’un petit moment,

Qu’il fasse de moi une statue,

Celle du temps perdu.

Mes armées sont prêtes

A glorifier l’instant présent,

Celui de la victoire sur l’âge,

Arrêter l’horloge comme un présage,

Ma destinée est mon firmament.

Alors je retrouverai l'innocence

Que j'ai reçue à la naissance,

Toutes les rides n’auront plus prise,

Celles où l’aiguille de la montre

Avance inéluctablement  contre

Le souvenir de mes vingt ans.

Je m’en vais en prenant

La citadelle de mes désirs

Pour boire le fameux élixir,

Un retour dans le passé

Pour revenir à ma jeunesse enchantée.

Je me regarde dans le miroir,

Il déforme mon regard,

La vieillesse point à l’horizon,

Les jours se succèdent inexorablement,

Le soleil va en se couchant,

Je vis ces instants avec passion,

Je me fais une raison,

Je ne suis pas encore décadent.

 

 

RIVIERE D’ARGENT

Rivière d’argent,

Tu charries vers l’océan

Les sables mouvants,

L’eau c’est ton sang.

En suivant le courant,

Je vais aller pêcher,

D’autres iront se baigner,

Ils vont profiter

D’une si belle journée.

Ton lit est menacé

Par la bouillonnante activité

Des hommes affairés,

Mais je serai toujours

A tes côtés

Car tu es le fleuve Amour.

Tu as mis tes plus beaux atours,

Et à la fin du jour,

Sur tes méandres sinuant,

Se reflète le soleil couchant.

 

 

A LA CONQUETE DU MONDE

Ma marine détale,

Elle a la poudre d’escampette,

Elle part à la conquête du monde

Pour toi ma bichette.

Mes marins vont occire

Le démon incarné,

Le capitaine va occuper

La base navale convoitée

Pour projeter notre puissance

Au-delà des océans.

Ces gigantesques bateaux de guerre,

De leurs avions vont bombarder

La cachette de l’ennemi avéré,

De leurs hélicoptères

Vont appuyer l’armée sur terre,

De leurs canons vont pilonner

La marine adverse blessée,

De leurs puissants missiles vont écraser

Les blockhaus imprenables,

De leurs sous-marins vont torpiller

L’espoir de nos adversaires.

Après cette ultime bataille navale,

Ma marine sera maître des mers,

La victoire je vais te l’offrir

Dans une bouteille de verre.

 

 

PARIS VUE D’EN HAUT

Faites un petit tour

En haut de la Tour Eiffel,

C’est comme si vous voliez

Dans les nuages

A tirs d’ailes.

Paris s’ouvre à vous,

Cette vue aérienne

Si splendide

D’une ville grouillante

Et trépidante

Raconte des siècles d’histoire.

C’est le miroir

D’une France

Qui a tant souffert,

Mais qui a toujours

Conservé l’espoir.

Centre économique, artistique

Militaire ou politique,

La ville est garante de l’unité

De la nation,

On y prend les décisions

Qui dirigent le pays.

Mais de là-haut,

Vous voyez simplement

D’un seul coup d’œil

Tous les monuments,

Bâtis par des générations

D’architectes, de maçons.

 

 

 

 

UN RIEN LEUR SUFFIT

Les gamins

S’amusent

D’un rien :

Le papier-cadeaux

Est plus beau

Que le jouet,

Vous pouvez offrir

A vos enfants

Des milles et des cents,

Ils se moquent

Eperdument

De l’argent,

C’est le souci

De leurs parents.

Plus tard,

Ils vous réclameront

Une fortune

Pour leurs études,

Le permis de conduire

Ou les sorties du soir.

Alors profitez

De l’instant présent

Où votre fils, votre fille

Est un ange.

Pour l’instant,

Il se satisfait

De si peu,

Vivre lui suffit,

Il est heureux,

Cela ne durera pas,

Soyez-en conscients.

 

JE NE M’ATTENDAIS PAS A CA…

Je ne m’attendais pas à ça,

La crasse que tu m’as faite-là,

Moi qui avais confiance en toi,

Je ne sais plus à quel saint me vouer,

Qui croire, qui oublier.

Cela fait maintenant longtemps

Que nous sommes mariés

Et tu m’avoues ce complot,

Rien n’y changera même tes sanglots,

Je ne te pardonnerai pas d’aussitôt.

Tu m’as trahi, j’attends des excuses,

Mille pensées m’assaillent, fusent,

Je ne sais pas comment réagir,

C’est sûr je vais gémir.

Ma douleur est totale,

Je deviens bien pâle,

Je haïs ces pensées maudites,

Ne recommence pas ma chérie,

Je m’en remettrai cette fois-ci,

A la prochaine erreur je te quitte,

Les dés sont joués, la messe est dite.

 

 

SI J’ETAIS TON HERCULE

Ma douce, mon amie,

Tu ne sais pas

Tout ce que j’ai fait

Pour toi.

J’ai chassé les monstres marins,

Ceux qui te faisaient peur,

Tu vois bien,

J’ai construit un empire,

Celui de ta toute puissance,

J’ai bâti le palais

De ta future jouissance,

J’ai nettoyé le pays

De tes pires ennemis,

Toutes ces saletés,

Qui t'ont gênée.

Je suis ton Hercule,

Tu es ma princesse,

Le monde bascule,

Fou d’ivresse

Et festoie ses héros,

Ces gens ordinaires,

Qui ont banni tous les maux

Qui envahissaient la terre.

 

BIEN SEUL CE SOIR

Je cherche partout

Ma dulcinée,

Dans les villes,

A la campagne,

Elle est si désirée,

Mais je ne l’ai point trouvée.

Elle se fait attendre,

Cette future compagne

Aux gestes tendres.

Vous comprenez,

La précédente

M’avait envoyé au bagne,

Moi le chevalier d’Atalante,

Le fier cavalier de ces dames.

Je suis bien seul aujourd’hui,

Celle que j’aimais est partie,

Elle s’en est allée

Sans dire un mot,

J’ose espérer

Que la prochaine est pour bientôt…

 

 

TES YEUX BLEUS OCEAN

Tes yeux bleus

Sont de la couleur limpide

D’une mer des Caraïbes.

Ils reflètent la personnalité

De ceux qui les ont regardés,

Grand livre ouvert

Donnant de l’espoir

A ceux qui désespèrent.

Ces grands miroirs

Sont parfois des vitres

Translucides,

On y voit la vie,

Les combats que tu mènes,

Et qui donnent envie

De photographier

Ton rêve éveillé.

De ta caméra,

Tu as filmé le monde,

Tu l’as répandu sur les ondes

Et c’est un fabuleux souvenir

Qui, par ton regard,

Vient de nous parvenir.

Mais attention,

Ceux qui ont trop admiré

Tes beaux yeux illuminés

Risquent de s’y brûler.

 

 

LA BELLE ET LE CANON

J’ai un gros canon,

Viens, ma belle, viens

Toucher mon porte-avions.

Je redresse la barre,

Je viens d’accoster,

C’est pour mieux t’apprivoiser.

Je m’en lèche les babines

De manger ta peau sucrée,

De croquer tes miches de rat.

Je n’y peux rien,

Moi le vieux marin

Je suis attiré

Par toi la jeune sirène.

Si nous pouvions nous aimer,

Nos sexes emboités

Nous donneraient du plaisir,

Alors je pourrai repartir

Le cœur plein d’entrain,

Fier d’avoir eu pour mon vit

La belle Aphrodite.

 

 

O PAYS, MON BEAU PAYS

O pays, mon beau pays,

Terre bleue des mineurs,

Terre verte des paysans,

Terre marron des artisans,

Tu regorge de mille trésors

Dont nous sommes

Les héritiers.

L’homme

A forgé

Cette contrée

Pour la rendre

Luxuriante,

Accueillante.

Midi sonne l’heure,

Le dur labeur

Cesse le temps

De ce copieux repas,

Ici on ne se lasse pas

Du bon vin

Et de la bonne chair :

Les traditions restent,

Sous le carillon !

La modernité

Est arrivé

Avec rapidité.

Futilité,

Car ici

On prend le temps

De vivre

Et de discuter.

Quand vous connaîtrez

L’histoire de la région

Racontée par les anciens,

Pour penserez

Avec émotion

A ces valeureux habitants.

Vous vous arrêterez

Un instant

Pour déguster

La boisson

Des divinités,

Celle des gens dignes

Qui cultivent la vigne

Sans cesser

Un instant

De penser

Que leur département,

C’est le firmament.

 

 

POISSON D’ARGENT

Ma rivière,

C’est le fleuve Amour,

Mon bateau,

C’est la Calypso,

Je suis un pêcheur

De sirènes.

Je t’ai pris dans mes filets,

Toi poisson d’argent,

Tu es le trésor que je trouve

Au fond de l’océan.

Je ne serai plus jamais seul,

Riche de ta compagnie,

Toi la sirène,

Je te mets à l’abri,

Pour que tu chantes

A l’envie,

Pour t’aimer

A la folie.

Joue de ta lyre,

Tu vas retrouver tes jambes

Grâce au sacrifice de ma vie,

Prends-là,

Je te la donne,

Pour que Zeus ne tonne

Sur les hommes.

Ton palais de glace

Me suffit,

Je prends ta place,

Je l’envie.

 

 

QUAND UN ENFANT…

 

Quand un enfant pleure

Dans le monde,

C’est la terre qui gronde

De tous ses malheurs.

 

Quand un enfant meurt

Dans le monde,

Chassez la bête immonde,

Elle n’a pas de cœur.

 

Quand un enfant

Souffre dans le monde,

La terre n’est pas ronde,

Il le dit en criant.

 

N’oubliez pas vos petits,

C’est l’avenir du pays.

Le ciel s’est obscurci

Alors vous n’avez pas le droit

De gâcher leur futur :

Quand ils seront mâtures,

Vous serez comptables

De vos choix,

Vous serez détestables

D’avoir marqué le pas.

 

L’univers,

Dont ils hériteront,

Si c’est l’hiver,

Ils s’en plaindront,

Est celui

Que nous leurs préparons,

Ce qu’on a mis

Dans leurs leçons.

 

Ceux qui n’iront pas à l’école

Crieront leur indignation,

Ceux que les riches volent

Fuiront sans émotions.

 

Pour ne pas que vos enfants

Répètent vos erreurs,

Eduquez-les simplement,

Ce sera pour eux le bonheur.

 

 

MIGNONNETTE

Mignonnette,

Tu es la belle des prés,

Tu nais avec la rosée,

Du rouge sur tes pommettes.

Je te protège des bêtes,

Tu es si fragile parfois,

Telle une allumette

Qui avec le feu disparaîtra.

Alors je prends soin de toi,

Je te donne de l’eau

Avec mon arrosoir,

L’été est pour bientôt,

Bientôt le grand soir.

Tu seras la reine du bal,

Les autres seront bien pâles,

Tu resplendiras de mille pétales,

Profite-en, la beauté

Ne dure jamais assez,

Mais je te jure fidélité

Même quand tu seras fanée.

 

 

CONNECTE

Je suis connecté

A la planète entière,

Mon Dieu est Réseau,

Ma religion est l’internet,

Mes saints sont vitesse et réactivité.

Appelez-moi quand vous voulez,

Mon mobile est toujours ouvert,

Contactez-moi par e-mail,

Je vous répondrai sans cesse,

Envoyez-moi un SMS,

Mes échanges ne s’arrêtent jamais.

Je suis branché,

Je n’ai jamais autant communiqué,

Mais au fond je suis bien seul

Dans cet univers artificiel.

Quoi de plus superficiel

Que de parler par portable.

Le lien social est numérique,

Je trouve ça très pratique,

Les connaissances se font très vite.

Mais je suis isolé,

Vous n’êtes pas là.

Facebook est magique,

Mais l’ordinateur

Ne remplacera pas

Le contact physique.

 

 

JOUISSANCE

Elle a pris mon vit

Pour l’exciter,

Puis je suis entré

Par la cheminée.

Nous avons fait l’amour

Toute la nuit,

Elle a poussé ce petit cri

Des femmes qui ont joui :

C’est comme si

Elle avait atteint le paradis.

Je l’ai emmenée

Au septième ciel,

Elle était si belle

Qu’elle n’a pas mis longtemps

A convaincre

Mon côté masculin

Pour lui donner

Le maximum de plaisir.

Nous avons senti le désir

Monter chacun de notre côté

Et ensemble nous sommes arrivés

Au point culminant,

Un orgasme… Enivrant.

 

 

LA GREVE

La multinationale était prospère,

La compagnie ne connaissait pas les frontières,

Les dirigeants faisaient affaire,

Les propriétaires étaient milliardaires.

Mais ils ne virent pas arriver

La révolte en marche des oubliés.

Car les salariés demandaient leur dû,

Depuis longtemps ils ne l’avaient pas eu,

Ils firent un piquet de grève.

Leur union faisait leur force,

Après quelques temps la direction

Demanda une trêve.

Les syndicats sans émotions

Pour l’argent roi,

Adoptèrent une ligne dure,

Ils ne lâcheraient pas.

Ils refusèrent, demandant plus de droits,

Plus d’acquis sociaux

Combats pour lesquels

D’autre avant eux avaient souffert,

Et d’autres après eux chanteraient justice.

La situation s’envenimait,

Les manifestants dans la rue

En venait aux mains avec les forces de l’ordre.

Personne n’abandonnerait ses positions,

Alors le gouvernement s’en mêla

Car il redoutait la révolution,

C’est alors qu’on donna un horizon

Aux ouvriers en colère,

C’était une grande avancée,

Travailleurs vous avez gagné,

La victoire est belle,

Vous avez de nouvelles libertés.

 

 

CE QUE JE VAIS

Tout ce que tu veux,

Je vais te le donner,

Je vais t’offrir le paradis,

Car je suis le génie,

Celui de la lampe

Qui exécute les ordres,

Fait des miracles

Et tisse avec ses cordes,

Des toiles

Pour prendre les hordes

De barbares,

Ces gens sans miséricorde

Qui veulent imposer leurs lois.

Mais je suis là, aies la foi,